Ode à L’Union Européenne

L’Union européenne, ce nom qui est dans toutes les discussions pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Des politiques s’en sont accaparés pour tenter d’apporter des solutions à leurs propres incapacités à mettre en place des plans financiers de redressement des économies de la zone euro. Et comme toujours aujourd’hui, ils vous demandent de les élire au parlement européen pour le détruire, c’est plutôt drôle, vous ne croyez pas !

Mais revenons à l’union européenne et surtout à son histoire. Tout commence juste après l’armistice de 1945, par la volonté de deux hommes. Faisons un pas plus lointain dans l’histoire. En 1620, le duc de Sully imagine, dans ses mémoires, un corps politique de tous les États d’Europe dont l’objectif serait la création d’une paix inaltérable et un commerce perpétuel. Il s’agit là de la première construction intellectuelle de l’Europe, mais les égoïsmes et les volontés de pouvoir ne permettront pas d’avancer plus loin cette vision. Une nouvelle tentative avec le traité de Westphalie en 1648, réunira pour la première fois autour d’une table de négociation les grands États d’Europe afin de définir les relations entre eux dans le respect de leur souveraineté respective.
Le siècle des Lumières à partir de 1715 vit les premiers échanges culturels sans frontières, les Lumières en France avaient leurs équivalents avec en Angleterre l’Enlightenment, l’Aufklärung en Allemagne, l’Illuminismo en Italie ou encore en Espagne l’Ilustración.

Après la Première Guerre mondiale, la France imposa à l’Allemagne vaincue le traité de Versailles et le paiement de réparations. On peut noter cependant les initiatives d’Aristide Briand auprès de la SDN, ainsi que le mouvement pan européen, véritable laboratoire d’idée. Le Marché commun européen fut précédé de tentatives du même ordre, dans les années 1920, dont la plus importante pris la forme d’un appel aux Européens en faveur d’une Union douanière européenne, lancé le 12 mars 1925 par le journaliste Edgar Stern-Rubarth et neuf autres personnalités internationales, parmi lesquelles les économistes hongrois Elemér Hantos et l’économiste français Charles Gide.
Dans les années 1930, l’idée d’une « union douanière européenne » était soumise à la conférence économique internationale, afin de lutter contre des barrières douanières alors perçues comme pouvant avoir des conséquences néfastes.
Ce fut après les nouvelles horreurs de la Seconde Guerre mondiale que l’idée est réapparue de façon plus large. Des initiatives en vue de préparer la paix, naquirent dans les mouvements de résistance. Ainsi, Altiero Spinelli fonde en 1943 à Milan le Mouvement fédéraliste européen. En 1944 est fondé à Lyon le Comité français pour la fédération européenne. En Allemagne, le mouvement La Rose blanche appelle à une fédération européenne pour l’après-guerre.
Dans un célèbre discours prononcé en 1946 à l’université de Zurich, l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill déclarait : « Il existe un remède qui s’il était adopté par la grande majorité des peuples dans de nombreux pays pourrait, comme par miracle, rendre l’Europe aussi libre et heureuse que la Suisse. Nous devons construire une sorte d’États-Unis d’Europe. La première étape consiste à former un Conseil de l’Europe. La France et l’Allemagne doivent ensemble prendre cette direction. »
Le Congrès de la Haye, en 1948, rassemble les différents partisans de l’unification de l’Europe. L’une de ses conséquences fut la création du Conseil de l’Europe, première tentative vers la construction d’un avenir commun aux nations d’Europe.
En 1946 à Cologne, Robert Schuman, alors ministre des finance (il deviendra en 1947 président du conseil) en France, rencontre Konrad Adenauer chancelier allemand et Alcide De Gasperi président du conseil italien, lors d’une réunion entre les dirigeants des partis démocrates chrétiens. Pendant cette rencontre, ils exposent leurs idéaux et posent les fondements d’une Europe unie, dépassant l’opposition séculaire de certains peuples, notamment franco-allemands.
Le 9 mai 1950, Robert Schuman alors ministre des Affaires étrangères présenta au quai d’Orsay, dans une déclaration considérée comme l’acte de naissance de l’Union européenne, une proposition relative à une organisation de l’Europe, indispensable au maintien de relations pacifiques. Dans cette déclaration qu’il avait rédigée avec son conseiller et ami Jean Monnet, il appelle la France, l’Allemagne et les pays européens qui voudront les rejoindre à mettre en commun leurs productions de charbon et d’acier, ressources stratégiques à l’époque. Ce faisant, la France prend une démarche inverse de celle qui avait mené aux humiliations imposées par le traité de Versailles et rejoint au contraire le vœu de Victor Hugo, qui dans son testament politique et social du XIXe siècle se fait le visionnaire de la construction européenne. L’Europe ne se fera pas d’un coup de baguette magique et il faudra la volonté de dirigeants politiques européens pour arriver après bientôt soixante dix ans à une période de paix sans discontinuer.

L’Union Européenne, ne fut pas qu’un vœu pieu, car il a été depuis toujours une volonté de créer une paix entre nos nations, alors si cette petite histoire vous permet de ne pas lui tourner le dos, je vous propose de voter pour sa continuation.

Philippe Sallanche 2018

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Le chômeur,

Il est là, à attendre une réponse, sans vie,
Sans réel espoir d’un retour à la normal.
Chaque jour, il reprend ses recherches, soucieux,
Du bien faire, dans la transmission de son savoir,
Dans la présentation de son expérience,
Il soigne son attitude, plein de doute,
Limité par son pur manque de confiance,
Qui se creuse un peu plus à chaque réponse,
Qui arrive négatif, par trop d’inconscient,
De sa valeur, à lui le chômeur accablé,
Par sa famille, par ses amis, la société,
Ignorantes des difficultés croissantes,
De la pensée du chômeur éreinté, éteint,
Epuisé par tant de combats infructueux.

Depuis plusieurs mois, il cache ses angoisses,
A tous ceux qui l’entoure, qui en l’accompagnant,
Ne soupçonne sa volonté de se cacher,
Sa volonté de ne plus sortir, malheureux,
De sa situation, qui incompris de tous,
Reste seul, souvent sans dormir, pendant des nuits,
Découragé de ces refus perpétuels,
De personnes qui sans le connaître, l’ignore,
Limite ses capacités, ses résolutions,
Ignorant ses valeurs, pour les ramener à rien,
Dans la volonté permanente d’amoindrir,
La future rémunération de ce chômeur,
Ecarté par tant de décisions injustes,
Qui le replonge dans la nuit sans étoiles,
Dans un trou noir, où le vide sidérale l’enfouie.

Philippe Sallanche 2018

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Pauvre démocratie, t’en décrié.

Winston Churchill avait dit un aphorisme qui est l’un des plus inusables qui soit, « La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. » Michel Onfray, philosophe et essayiste, lui nous explique, d’ailleurs au même titre qu’un Mélenchon ou une Marine, que nous ne sommes pas en démocratie, expliquant que les dernières élections étaient de façon indirecte truquée. Que les électeurs pauvres hères, sont des idiots qui ce sont faits bernés par des politiciens, des immatures sans capacités d’intelligences et de réflexions, voilà ce que serait les Français.

Je suis toujours étonné de voir des intellectuels avoir des positions aussi tranchées. Vous avez voté pour tel ou tel alors vous êtes une personne stupide, même si vous êtes des millions. Une fois de plus une personnalité vient nous expliquer que la démocratie, qui dit qu’une personne est égale à un vote, ne peut en aucun cas être valable, sous prétexte que des gens sous évolué ne pourraient voter de façon libre d’esprit et serait de toute évidence et automatiquement influencé. Mais monsieur Onfray, ne cherchez-vous pas, là aussi, à nous influencer ? En nous expliquant que des habitants de notre pays seraient par trop peu instruits pour voter de façon éclairée ! Vous oubliez un détail, en démocratie, chaque habitant majeur est une voix. Il a de ce fait une valeur égale à celle des autres, quelques soit son instruction, son intelligence ou je ne sais quels critères. Alors qu’en dictature, aucun habitant n’a de valeur, seules les personnes tournant autour du « Leader », qu’ils soient pseudo-républicain, autocrate ou satrape, qui peuvent le cas échéant intervenir sur les décisions et sur la valeur d’un vote, cela serait-il mieux que notre système, et surtout sur ce que j’appelle le discernement du geste. Bien entendu vous pourriez nous présenter ce qui ce passe en Italie pour prouver vos dire, mais vous auriez une fois de plus tord, car le problème n’est pas. Là-bas, la démocratie, mais l’absence de réalité de démocratie, par un système qui ne donne pas de pouvoir réel à celui qui a obtenu le plus de suffrages. Résultat il faut une entente entre plusieurs parties, nous voyons donc des carpes et des lapins se marier pour former un gouvernement, et comme à chaque fois les pays accouchent de dictateur. Nous avons très bien connu ce type de chose au début du vingtième siècle, même si je ne crois pas que l’histoire se répète, mais je pense qu’elle tousse et que bien souvent les mêmes actions ou les mêmes oublis apportent les mêmes résultats.

De tout temps nous avons eu, en France ou ailleurs, des intellectuels venant nous expliquer pourquoi la démocratie est une forme de dictature. La réalité est tout autre, les dictatures, de gauche ou de droite, voudraient nous faire croire, en permanence, qu’ils sont des démocraties, je me demande pourquoi, si ce n’est que l’intelligence collective est bien plus puissante et qu’il est très important de faire croire qu’une dictature est égale à une démocratie, et là nous voyons bien la différence, la liberté.

La liberté et l’égalité de faire, la liberté de penser, la liberté de croire, la liberté de se déplacer, la liberté d’aimer, mais surtout la liberté et l’égalité de voter. Voilà messieurs les intellectuels ce que vous devriez défendre, plutôt que de mettre en doute, la qualité et la capacité des votants. Battez-vous contre toutes les typologies de dictatures, toutes celles qui privent les femmes et les hommes de leurs libertés, là monsieur Onfray, je vous reconnaîtrais de la valeur.

Philippe Sallanche 2018

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Économie des sociétés en France.

Voilà depuis quelques jours les virements des dividendes des sociétés du CAC40 sont terminés, et la polémique commence. Mais pourquoi les journalistes économiques, à quelques exceptions près sont si loin de la réalité économique mondiale, en effet, il y a là l’exacte confusion entre la cause et l’effet :

Je vous propose de commencer par regarder l’effet.

Les entreprises françaises seraient les championnes du monde des versements de dividende, ce qui à quelque chose près, est tout à fait vrai, car elles versent en moyen soixante six pourcent des bénéfices réalisés. Mais quel enseignement tirer de cette information ? Seraient-elles bien plus généreuses que les autres entreprises de mêmes tailles dans le monde ? Auraient-elles des velléités de pénaliser leurs structures de management ou leurs employés en servant moins d’intéressement ou de participation ? Auraient-elles aucunement besoin d’investissement et de provisions, tout ce faisant chez nous ? Nos sociétés du CAC40 seraient-elles au-dessus des leurs concurrentes ou moins en adéquation avec les réalités de notre époque ? Voici quelques unes des questions que nous pourrions nous poser si nous ne regardions que l’effet, car dans les faits nos sociétés sont bien plus généreuses, mais pourquoi ?

Avant l’effet, finalement, Il y a la cause et là c’est bien moins réjouissant. Pourquoi des entreprises dont la matière grise est particulièrement bien présente, feraient-ils un tel cadeau à leurs actionnaires, si ce n’étaient par obligation. Depuis maintenant plusieurs années je tente d’expliquer que le problème Français n’est pas dans la qualité de sa formation, ni dans celui de son encadrement, nous avons un milieu scolaire des plus efficient, ou chacun peut y trouver son besoin, où les étudiants les plus capables reçoivent une instruction dans les toutes meilleures du monde, et même si les classements, comme par exemple celui de Shanghai pour les universités ou Pisa pour les études primaires nous classe parmi les pays développés de piètre qualité. Il n’en est pas moins réel que nous sommes le deuxième pays dans l’obtention des médailles Fields, juste derrière les États-Unis ou dans les tout premier du classement des obtentions des prix Nobel scientifique sans parlé des prix Nobel de littérature ou la France est première. Non ce n’est pas de ce coté là qu’il faut chercher notre problème. Les Français ont toujours tendance à se dévaluer, mais pourquoi la réalité est tout autre, nous sommes particulièrement ingénieux, nous avons une formation faisant parti des meilleurs, alors pourquoi un jeune ayant suivi un cursus à Polytechnique doit finalement partir au Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour trouver les moyens de continuer ses recherches et finalement déposer des brevets pour le compte des État-Unis et du MIT. Pour la même raison que nos sociétés du CAC40 paient plus chères leurs investisseurs : le manque flagrant de finance dans notre pays.

Oui, il faut vraiment qu’un jour les politiques regardent de façon réaliste ce problème. Il est impossible de trouver les moyens financiers, en France, de créer des superstructures sans l’aide de l’État. Nos banques, qui sont parmi les plus solides du monde et investissent dans plein d’endroits et de pays étrangers, oubliant régulièrement notre pays. Ce n’est pas pour des raisons extérieures mais bien pour des raisons intérieures. Ce qui s’appelle la confiance dans notre économie, dans notre système fiscal, dans la parole de l’État qui évolue au gré des changements politique. Mais surtout à un fait incroyable qui est que : l’on passe pour important, et que l’on à des garanties, si l’on est présent en Amérique ou en Asie, alors que quand l’on travaille avec la France cela ne serait pas valorisant et pas non plus garantie. Enfin, nous ne trouvons pas ou peu de financement en France, je pourrais vous donner de multiples exemples, à commencer par les miens, mais il est inutile d’enfoncer des portes ouvertes, car l’ensemble de la classe politique de notre pays le sait. Il faudrait simplement qu’elle se décide à agir, ce qui est loin d’être gagné. Alors plutôt que de ce lamenter sur le fait que nos entreprises du CAC40 versent le plus de dividendes, la presse devrait dénoncer en permanence le manque de moyen financier. Là, la cause serait pris en compte avant l’effet et nous trouverions peut être le moyen de réduire réellement le chômage.

Philippe Sallanche 2018

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L’an d’après ou les parties de l’ancien monde

Un an après l’élection à la présidence de la république d’Emmanuel Macron, il y a partout des revendications pour engranger des bénéfices imaginaires. Les grèves, ce sport national où nous serions probablement les champions du monde toute catégorie ont débutés, semant la pagaille dans les transports en France et réduisant à néant les premiers avantages du départ de François Hollande.

Notre pays est décidément ingouvernable, tant dans les entreprises publiques ou les grandes sociétés privées, que dans les institutions politiques, comme les partis politiques, les syndicalistes, ou les institutions et ONG et autres associations nationales, pour qui l’intérêt général n’a de valeur que si elles-mêmes sont servies. De ce fait l’intérêt général passe souvent après les intérêts particuliers.

Depuis maintenant deux mois, nous sommes en face d’une véritable volonté de transformer des élections en une forme d’insurrection, comme si la rue pouvait remplacer le vote populaire, avec en tête de pont, les syndicalistes et les parties politiques de gauche, voir de gauche extrême, mais également les parties de droite, avec des passerelles entre droite et extrême, et comme toujours des pompiers pyromanes, donnant des conseils sans jamais avoir eus de vraies responsabilités. Je ne prétendrais pas être celui qui donnera la marche à suivre, ni même être le redresseur de tord donnant les bons et mauvais points, mais j’ai toujours su ce qu’avoir une responsabilité voulait dire et j’ai bien souvent dû en prendre pour le compte d’autrui qui après, bien sûr, venait sur l’estrade pour en tirer les lauriers en se faisant passer pour les vrais innovateurs, mais qui pourrait prétendre qu’un Mélenchon, ou une Marine auraient plus de valeurs ou de capacité d’union qu’un Macron.

Je voudrais vous rappeler le Brexit, toutes les personnalités politiques anti-Europe, en tête de la volonté de dissocier la Grande-Bretagne et le reste de l’Europe, sont parties sans prendre leurs responsabilités, résultat c’est une femme (qui sont bien plus souvent courageuses que les hommes, en politique comme dans la vie) qui a dû prendre les rennes du pays. Elle est très critiquée, mais rappelez-vous de l’après vote, qu’a fait Nigel Farage ce député européen qui c’est battu pour faire sortir l’Angleterre de la communauté européenne, en qualité de grand gagnant a-t-il pris la responsabilité de dirigé le gouvernement britannique, non bien sûr. Il a quitté la politique pour devenir animateur de radio, voilà le risque de tous ces cassandres de la politique spectacle, faire un coup et puis partir et pour ça pas de problème car les fautifs seront toujours les autres. Ça ne marche pas alors c’est de la faute des précédents, toujours, même si certains ont été plutôt nul ou plus exactement sans relation directe avec les valeurs économiques et sociétales du pays (c’est mieux non !) mais quand est-il dans la réalité, un nouveau gouvernement s’installe, très vite il prend des décisions et là si ça ne marche pas ? Pourtant ce sont bien ces décisions qui étant trop souvent déconnectées des réalités du moment, créent les dysfonctionnements observés. Le meilleur exemple est celui du PIB de 2011, le début d’année l’INSEE voyait un PIB en augmentation de 1,7%, prévision pour l’année, la même prévision que le résultat de 2010, les premières décisions, du nouveau président élu, en mai, ont détruis la marche de notre pays pour finir sur une note négative en fin d’année. C’est bien les décisions prisent qui ont détruit toutes possibilités de création de valeurs. Ces décisions antiéconomiques ont complètement arrêté l’économie française, il faudra plus de quatre ans pour réussir à relancer la machine et principalement grâce à l’augmentation de l’économie mondiale.

Pourquoi aujourd’hui devrions-nous faire confiance à toutes ces personnalités nous engageant à faire une pseudo-révolution contre l’ordre établi, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, le seul intérêt qu’ils ont est de multiplier les incidents pour prouver qu’ils ont raison, mais qu’en est-il réellement ? Du coté extrême droite, il fallait quitter l’Europe et quitter l’Euro, puis comme cela n’était pas vraiment populaire et majoritaire, alors il ne fallait plus, mais il fallait tout changer, comme ça, sans s’occuper des autres membres de la communauté européenne, mais enfin cela fait plus de soixante ans que nous nous entraidons. L’Europe est plus une chance que le contraire et nous devrions toujours s’en rappeler. Mais maintenant regardons à l’extrême gauche, avec les mélenchonistes, croyez-vous vraiment que nous pouvons prendre comme exemple le Venezuela et sa politique, c’est un pays pauvre qui possède d’immenses ressources, mais les ont-ils mises à disposition de leur peuple, car en dépit de ses nombreuses richesses naturelles, les Vénézuéliens doivent faire la queue pour obtenir la plupart des produits de consommation de base comme le sucre, huile, les médicaments ou encore le papier toilette. L’État doit finalement pratiquer le rationnement ce qui a engendré un important marché noir avec les pays voisins. Voilà l’exemple qu’il faudrait suivre ? Mais ce qui me paraît le plus étonnant sont les contacts ou le financement de ces extrêmes, en effet ces deux côtés de l’échiquier politique sont abonnés au même pays, ou ils ont des rapports très étroits comme l’Amérique Latine ou la Russie et c’est ce dernier pays où ils trouvent également des financements. Doit-on vraiment nous lier à des pays totalitaires ? Doit-on avoir les mains liées auprès de ces chefs d’État pour qui la population n’est que chair à canon ou pour le moins sans importance ? Je vous propose de lire et de tenter de comprendre ce qu’ils écrivent ou d’écouter les discours de ces tribuns beaux parleurs. N’oubliez jamais que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » La Fontaine.

Philippe Sallanche 2018

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Économie des sociétés en France.

Voilà depuis quelques jours les virements des dividendes des sociétés du CAC40 sont terminés, et la polémique commence. Mais pourquoi les journalistes économiques, à quelques exceptions près sont si loin de la réalité économique mondiale, en effet, il y a là l’exacte confusion entre la cause et l’effet :

Je vous propose de commencer par regarder l’effet.

Les entreprises françaises seraient les championnes du monde des versements de dividende, ce qui à quelque chose près, est tout à fait vrai, car elles versent en moyen soixante six pourcent des bénéfices réalisés. Mais quel enseignement tirer de cette information ? Seraient-elles bien plus généreuses que les autres entreprises de mêmes tailles dans le monde ? Auraient-elles des velléités de pénaliser leurs structures de management ou leurs employés en servant moins d’intéressement ou de participation ? Auraient-elles aucunement besoin d’investissement et de provisions, tout ce faisant chez nous ? Nos sociétés du CAC40 seraient-elles au-dessus des leurs concurrentes ou moins en adéquation avec les réalités de notre époque ? Voici quelques unes des questions que nous pourrions nous poser si nous ne regardions que l’effet, car dans les faits nos sociétés sont bien plus généreuses, mais pourquoi ?

Avant l’effet, finalement, Il y a la cause et là c’est bien moins réjouissant. Pourquoi des entreprises dont la matière grise est particulièrement bien présente, feraient-ils un tel cadeau à leurs actionnaires, si ce n’étaient par obligation. Depuis maintenant plusieurs années je tente d’expliquer que le problème Français n’est pas dans la qualité de sa formation, ni dans celui de son encadrement, nous avons un milieu scolaire des plus efficient, ou chacun peut y trouver son besoin, où les étudiants les plus capables reçoivent une instruction dans les toutes meilleures du monde, et même si les classements, comme par exemple celui de Shanghai pour les universités ou Pisa pour les études primaires nous classe parmi les pays développés de piètre qualité. Il n’en est pas moins réel que nous sommes le deuxième pays dans l’obtention des médailles Fields, juste derrière les États-Unis ou dans les tout premier du classement des obtentions des prix Nobel scientifique sans parlé des prix Nobel de littérature ou la France est première. Non ce n’est pas de ce coté là qu’il faut chercher notre problème. Les Français ont toujours tendance à se dévaluer, mais pourquoi la réalité est tout autre, nous sommes particulièrement ingénieux, nous avons une formation faisant parti des meilleurs, alors pourquoi un jeune ayant suivi un cursus à Polytechnique doit finalement partir au Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour trouver les moyens de continuer ses recherches et finalement déposer des brevets pour le compte des Etats-Unis et du MIT. Pour la même raison que nos sociétés du CAC40 paient plus chères leurs investisseurs : le manque flagrant de finance dans notre pays.

Oui, il faut vraiment qu’un jour les politiques regardent de façon réaliste ce problème. Il est impossible de trouver les moyens financiers, en France, de créer des superstructures sans l’aide de l’État. Nos banques, qui sont parmi les plus solides du monde et investissent dans plein d’endroits et de pays étrangers, oubliant régulièrement notre pays. Ce n’est pas pour des raisons extérieures mais bien pour des raisons intérieures. Ce qui s’appelle la confiance dans notre économie, dans notre système fiscal, dans la parole de l’État qui évolue au gré des changements politique. Mais surtout à un fait incroyable qui est que : l’on passe pour important, et que l’on à des garanties, si l’on est présent en Amérique ou en Asie, alors que quand on travaille avec en France cela ne serait pas valorisant et pas non plus garantie. Enfin, nous ne trouvons pas ou peu de financement en France, je pourrais vous donner de multiples exemples, à commencer par les miens mais il est inutile d’enfoncer des portes ouvertes, car l’ensemble de la classe politique de notre pays le sait. Il faudrait simplement qu’elle se décide à agir, ce qui est loin d’être gagné. Alors plutôt que de ce lamenter sur le fait que nos entreprise du CAC40 versent le plus de dividendes, la presse devrait dénoncer en permanence le manque de moyen financier. Là, la cause serait pris en compte avant l’effet et nous trouverions peut être le moyen de réduire réellement le chômage.

Philippe Sallanche 2018

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La grève et le début du recul du gouvernement.

Voilà, depuis la nuit des temps, où plus exactement depuis les premières grèves, après la constitution de la SNCF, le blocage des moyens de transport dans notre pays contraint les gouvernements à chaque fois au recul de ses décisions. Tout le monde attendait de voir comment le président Macron allait agir, et bien il a déjà commencé à reculer en décidant de revoir les possibilités de concurrence, qui fait pourtant partie des obligations européennes, et qui a déjà bénéficié à la SNCF en s’installant dans d’autres pays. Aujourd’hui, la CGT croit qu’elle a déjà en partie gagné. Le recul sur les ordonnances pour toute une partie des futures lois, une possibilité d’obligation à la future concurrence d’avoir les mêmes obligations que la SNCF sur leurs employés, de ce fait, pas de vraie concurrence et surtout peu de risque de voir d’autres entreprises du rail venir sur les voies françaises, car si les intervenants doivent mettre au même tarif leurs salariés peu de chance de devenir rentable. Voilà comment la CGT pense détruire toutes possibilités de compétition dans notre pays. Il semblerait que la bataille de l’opinion commence à tourner en faveur des grévistes ou du gouvernement, à voir dans les semaines à venir après des jours de grèves. J’avoue ne pas vraiment comprendre, comment des personnes qui sont si promptes à râler contre un maire pour du stationnement payant et si peu capable de ne pas comprendre qu’à chaque fois les grévistes compte sur cette compréhension du public pour demander toujours plus, qui sera finalement payé par ce public, soit directement sur le prix de son billet, qui devient petit à petit le plus cher d’Europe, soit indirectement sur ses impôts.

Notre pays a détruit, depuis des années, une grande partie de son industrie, avec ce type de fausse vérité, de croyance stupide, qui consiste à penser que nous sommes seul au monde, demain d’autres trains rouleront en France, en prenant des salariés exclusivement de leurs pays et payé en tant que tel. Ils décideront de mettre des billets à prix cassé, comme cela c’est passé avec les avions, mettant en grande difficulté notre compagnie aérienne, mais là aussi la leçon n’a pas été comprise, et les grèves reprennent. Je crains que demain Air France disparaisse au profit d’un rachat, à force de réclamation toujours plus extravagante par un petite partie des salariés, car ne soyons pas dupe, les pilotes seront les bénéficiaires de cette grève, pas les salariés les plus faibles ou les moins bien payés.

Il y a vingt ans notre pays avait des entreprises dans le top dix de l’industrie lourde, par exemple Péchiney, Alstom, dans le premier cas, le leader mondial de l’aluminium a disparue corps et âme dans les batailles mondiales, car jamais nous n’avons su nous adapter à cette guerre économique. Nos syndicalistes ayant préféré voir disparaître les entreprises plutôt que d’accepter des adaptations à notre modèle. Pour le second, nous sommes dans la situation du premier dans les premiers rachats, aujourd’hui c’est l’Allemand Siemens qui va prendre le lead, et demain si jamais la production et les marges ne sont pas au rendez-vous, alors il y aura transfert d’activité vers des pays ayant moins de contraintes, nous risquons de voir ce champion français, là aussi disparaisse et même les accords européens ne changeront rien. Je rappelle que nous avons actuellement en France 5 millions de chômeurs, qui sont en recherche d’emploi (et 1 million en formation) allons nous encore créer plus de chômeurs ?

Je suis contre les grèves dans les entreprises d’État, par des fonctionnaires, car nous sommes, dans le reste du pays, en risque permanent de voir nos champions disparaître du paysage industriel ou du service. Je voudrais vous rappeler que dans le bâtiment, aujourd’hui, nous avons pratiquement 50 % d’ouvriers arrivant des autres pays européens, comme travailleurs détachés, voilà ce qui attend le train de demain si ces grèves continues, si enfin la CGT et les autres syndicats ne comprennent pas que notre monde est maintenant globalisé. Mais, bien sûr il ne faut pas se tromper, même dans le privé, il y a des problèmes. Par exemple chez Carrefour, cette société a été très longtemps le deuxième distributeur mondial, derrière Walmart. Elle est 7ème maintenant, à quand le risque de voir racheté cette entreprise et des négociations faite ailleurs, avec des fournisseurs étrangers. Que restera-t-il de notre pays si nous n’y prenons pas garde, mais là les syndicalistes n’en n’ont rien à faire.

Alors je le dis au grand public, ne vous trompez pas de bataille, vous ne pouvez être solidaire de personnes qui ne seront jamais solidaire avec vous.

Philippe Sallanche 2018

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Et Maitre Bourdin s’en moque.

Voici maintenant deux jours que l’interview de deux journalistes provocateurs avec le président de la République est passée. Mais quel est le résultat de ce combat de Brancaille[1] ? Car il ne pouvait s’agir de combat de boxe, comme présenté par certains journalistes, dans ce sport où pour certain cet art, il y a des règles qui manifestement ne sont pas connus par deux personnalités qui croient depuis de longues saisons que la bagarre et l’agression sont la preuve de leurs qualités de journaliste. Le plus étonnant est qu’il y a toujours des politiques pour rencontrer ces deux personnalités. Non seulement leurs seuls plaisirs est, et a toujours été, du sang, de la sueur et un bon paquet de testostérone, «Âmes sensibles s’abstenir » mais en plus il n’en ressort que très rarement des informations réellement nouvelles ou permettant de faire avancer les choses.

Cela fait trop longtemps que les intervieweurs français regardent sans rien dire, que ce soit BOURDIN, PLENEL ou encore ANGO, sont des personnes qui n’ont pas d’importance pour le fond mais uniquement sur la forme. Ils érigent comme capital principal de valeur absolue du contact. Nous ne pouvons continuer à regarder ces pseudo-journaliste, plus bagarreurs de cour d’école que de valeur de réflexions, sans rien dire et surtout sans critiquer ces attitudes. La valeur de l’insulte ou de l’invective est pour eux la forme absolue de l’interview. Je préfère du respect et du constructif, que nous pourrons regarder plus tard sur la réalisation des promesses plus que de ne rien retenir d’une forme de confrontation stérile.

Pendant ces deux heures quarante, rien sur l’école et son futur, rien sur l’organisation du travail, rien sur l’avenir de notre pays, sur ce que pense le président des grands travaux à venir, ou pas d’ailleurs. Où étaient les préoccupations des français pendant ce temps, pourtant dans un salon qui avait vu la signature de la déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948, il y avait là des discussions possibles. en utilisant le lieu. Maintenant regardons un peu la technique employée par ces deux journalistes. En appelant en permanence le président par son prénom et son nom sans jamais utiliser le terme président, Machiavel ou Hobbes ont tous deux fondés la philosophie politique. Même s’ils ne sont pas du même pays, comme science, en la séparant nettement de l’éthique, c’est un peu près ce que voulaient faire nos deux compères, en créant peut être le journalisme moderne. Mais s’il n’y a pas d’éthique et si une personne élu des français n’a pas d’importance aux yeux des journalistes, alors ils peuvent manquer de respect au vote et aux élections, cela prouve simplement qu’ils n’étaient pas journalistes à ce moment précis, mais des commentateurs de l’actualité. Pendant le débrief de l’émission, Bourdin ou Plenel ont expliqués se moquer des hauts cries de leurs confrères ou des politiques, sous couvert de leurs professionnalismes et de leurs haute opinion d’eux-mêmes. Mais quand est-il réellement de ce débat, entre les invectives, les coupures de paroles, le brouhaha dû au fait que chacun jouait son propre jeu sans s’occuper de la constance et de la discussion autour de sujets utiles au débat. Je ne peux dire si le président a été bien élu ou pas, s’il n’a obtenu que 18% au premier tour, ce qui est matériellement faux. Cela a t-il d’ailleurs une importance quelconque puisqu’il a été largement élu, en fin de compte. Du temps a été passé à parler de la Syrie, grève à la SNCF, suppression de l’ISF et de la taxe d’habitation, blocage des universités, toujours le passée, enfin il y a eu la phrase qui tue, par Edwy Plenel, “Vous n’êtes pas le professeur et nous ne sommes pas les élèves” qui date des années 80, prononcé par François Mitterrand, nos compères seraient t-ils restés dans ces années là, auquel cas ils auraient simplement et pratiquement quarante ans de retard.

Je reconnais au moins une chose au président, même si je ne comprends pas pourquoi il a décidé de s’associer à cette mascarade d’interview, il est courageux.

Alors Jean Jacques Bourdin s’en moque, des critiques, des journalistes, des politiques, mais je crois avant tout qu’il se moque de nous les Français en ne faisant rien d’autre que s’écouter lui-même.

Philippe Sallanche 2018

[1] La Brancaille est une lutte traditionnelle provençale pratiquée jadis dans le sud de la France. Les coups autorisés sont à peu près tous en fait. Ces combats ne duraient jamais très longtemps (et pour cause …). Interdit après la deuxième Guerre mondiale, la Brancaille aurait continué d’exister dans la clandestinité, une forme de club.
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Les grèves françaises.

Nous revoici dans une période de grève et si nous n’y prenons pas garde, nous atteindrons, très bientôt, le début de la fin…

La fin d’un monde, où il y avait une forme de construction bicéphale de l’économie, d’un côté le gouvernement et les grands patrons de l’autre, les syndicalistes, ils discutaient avec pour les seconds, des connaissances très limitées de la réalité des capacités de trésoreries des entreprises, mais où la confiance était de mise.

La fin d’un monde, où l’égalitarisme était le point à atteindre, où certains croyaient qu’il était possible de faire des grèves par procuration, sauf que cela était toujours au bénéfice des mêmes.

La fin d’un monde, où l’information mettait plusieurs semaines avant d’arriver à la connaissance du grand public, et où elle n’était pas toujours bien comprise, mais ne pouvait être remis en cause, mais où le respect de l’autre était toujours de rigueur, où les journalistes n’auraient jamais donnés une information non vérifiée, simplement pour faire du bruit.

La fin d’un monde, où les syndicalistes ne cherchaient pas à tricher pour que cela coûte le moins cher possible, avec le maximum de gêne pour les consommateurs, sans aucun respect pour ces derniers.

Je voudrais simplement rappeler quelques vérités. Nous avons à ce jour trois millions et demi de chômeurs sans aucune activité, environ un million et demi de chômeurs avec une petite activité, un million de personnels en formation, qui ne seront pas toutes suivis d’un emploi, car trop souvent sans rapport avec les besoins de notre pays. Onze millions de personnes travaillant pour des salaires au SMIC et pendant ce temps, les personnels des entreprises nationales ou internationales vont nous plonger dans trois mois de perturbation. D’abord la SNCF, posons-nous une ou deux questions. Cette société va avoir un changement de culture relativement rapide, car l’ouverture à la concurrence est inéluctable, l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en France, ou la libéralisation du transport ferroviaire est une directive européenne qui a été transposée dans le droit français. La transposition des textes européens et la définition des modalités précises de l’ouverture à la concurrence sont du ressort de l’État. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires doit veiller au bon fonctionnement, notamment économique, du secteur et à l’équité entre les opérateurs. C’est justement là qu’est le problème. Il est totalement impossible de faire des employés, des nouveaux opérateurs des fonctionnaires. La SNCF doit donc maintenant faire de ses salariés des personnels de droit commun, ce que ne veulent surtout pas les syndicats, car ils ont là leurs principales forces. Bien sûr sans revenir sur les fonctionnaires déjà validés. Je voudrais également vous rappeler que la SNCF a déjà profité de cette ouverture des marchés européens, en prenant des lignes, notamment en Angleterre, mais aussi en Europe occidentale, centrale et du Nord, aussi bien en transport de voyageurs et de marchandises. Pour la RATP, même combat, mais là, la fin a déjà commencé. Des trains automatiques sont mis en place, d’abord sur une première ligne et demain sur une deuxième. Je ne peux qu’espérer que la totalité des lignes soit mise en automatique, sans conducteur, afin de ne plus avoir cette épée au-dessus de nos têtes d’utilisateurs. Avec l’amélioration des techniques cela devient possible et qui seront au final les perdants, les employés, alors j’encourage les syndicalistes à réfléchir à ce que les technologies vont petit à petit leur enlever leurs pouvoirs de nuisance. Ce qu’il faut toujours rappeler, c’est que ces personnels sont tous payés par nos impôts, nos cotisations, mais aussi nos participations. Nous devrions être associés, nous les utilisateurs et les payeurs, par les syndicats, avant chaque grève, mais bien sûr, là pas question de nous demander autre chose que payer. Aujourd’hui les pertes de la SNCF sont considérables, car depuis pratiquement toujours, la SNCF a été déficitaire, sauf depuis deux ans, et comme toujours en France, personne ne veut rembourser les dettes, car l’argent ainsi gagner devrait aller aux salariés ou aux actionnaires. Même si pour ces derniers, il s’agit de l’état. Mais dans les conflits, il y en a un qui est encore plus insupportable que les autres, Air France. Notre compagnie aérienne nationale, qui depuis des années a un coût de reviens qui se situ au alentour du double des autres compagnies aériennes de la planète. Ses pilotes toujours prompts à se mettre en grève, sont rénumérés à des niveaux indécents. Si j’osais je comparerais les autres responsables de vies humaines en rapport aux pilotes d’Air France. Par exemple un médecin, qui a environ un roulement de mille patients est en moyenne un demi-pilote, un roulant de la SNCF un quart de pilote, ou alors un chauffeur de bus transnational est à moins de vingt pour cent de pilote. Cette société vient de passer dix ans dans le rouge, perdant des parts de marchés, ayant des difficultés de trésorerie et où dès la première année où enfin ils sont dans un début de redressement, ils se mettent en grèves pour obtenir toujours plus.

Nous sommes dans un pays bizarre, où les syndicalistes voudraient de l’égalité entre tous les ouvriers ou employés, mais avec des avantages uniquement pour leurs ouailles, ou plus exactement pour ceux qui sont syndiqués. Un pays où les plus chanceux en veulent toujours plus, même s’ils sont déjà bien servis et même si cela est au détriment de leurs propres sociétés. Où des personnels qui ne risquent pas le chômage, mettent en périls ceux-là même qui recherchent au moins quelques heures de travail pour survivre. Un pays où les hommes politiques ont oublié qu’ils étaient là avant tous pour servir et non se servir. Où les juges ont oublié depuis longtemps la veuve et l’orphelin pour tenter de se faire de la publicité personnelle, en oubliant l’impartialité et la défense du plus faible et surtout de ne jamais laisser son opinion personnelle intervenir dans les débats de justice. Où la presse oubliant elle aussi la réalité de son combat pour combattre la réalité.

Oui nous vivons dans un drôle de pays, qui pourtant a depuis la nuit des temps été montré en exemple pour la liberté de son peuple, la beauté et de la multiplicité de son paysage. Je voudrais simplement dire à tous ces oiseaux d’arrêter de détruire mon pays.

Philippe Sallanche 2018

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La nouvelle économie et l’Uberisation.

Depuis plusieurs années sont arrivées en Europe, découlant directement du système d’Amérique du Nord et de son organisation, de nouveaux systèmes de travail. Pour faire plus simple et tenté d’être compréhensible pour nous, un nom propre est devenu nom commun, « l’uberisation » des services, mais que cela veut-il dire exactement ?

Pour comprendre d’où vient cette idée, il faut revenir un peu en arrière, à Paris, dans les années 1970, avec la compagnie G7 qui pour alléger ses coûts salariaux, imagine de mettre en place des chauffeurs indépendants, en leur louant un véhicule, mais qui paierait elle-même leurs charges. Dans les années 2000 et l’avènement d’internet nous voyons arrivé de multiples services, dont notamment la géolocalisation. En 2009, la société UBER est créé, qui selon la légende est né à Paris également, qui d’ailleurs par bien des aspects ressemble à ce que G7 avait mis en place quarante ans plus tôt, avec le plus d’internet et des nouvelles technologies.

Si nous y regardons de plus près Uber n’est certainement pas une société qui a vraiment mis en place un changement d’époque important, d’autre comme Apple, Microsoft ou encore Google ou Facebook ont largement fait évoluer bien plus qu’UBER. Alors pourquoi ne pas avoir eu comme nouveau nom commun Googolisation ou bien facebookisation ?   Je crois que cela vient avant tout du fait qu’ils ont combattu des ordres établis, par exemple celui des taxis, et ce dans les plus grandes villes du monde, toujours sans prendre le temps de négocier avec les autorités locales. Mais la vrai innovation d’UBER n’est pas technologique, mais de forme, en effet UBER est arrivé, notamment en France, par la qualité de service, en arrivant ils ont présenté des véhicules de grande qualité, propre, avec des petites touches sympathiques, comme des bouteilles d’eau, des bonbons ou encore la demande de la fréquence radio, par rapport à des taxis qui étant seul ou presque, non nettoyé, sans services et souvent sans réellement s’occuper du client, enfin en façade, par ce que là il s’agit de ce qu’à véhiculé UBER pour montrer la différence, et ça à toute de suite pris. Ensuite je dirais qu’UBER a fait fausse route, car si elle n’avait pas commis l’erreur de multiplier ses métiers, jamais les autorités des pays n’auraient mis en place des actions contre cette société, peu à peu accusée de tous les maux, jusqu’à en créer un pour parler d’un système d’exploitation de l’homme, la réussite fait souvent oublier la réalité de l’organisation des pays.

Mais depuis nous avons bien pire qui est arrivé sur notre territoire, comme forme d’activité, les livreurs en vélo.

Ce matin, sur Europe 1, le dirigent anglais de Déliveroo, a estimé que quinze euros de l’heure pour ces livreurs, micro entrepreneur, était très bien et honnête, mais il n’est pas le seul dans ce nouvel état d’esprit, néanmoins quand est-il réellement :

Pour mieux comprendre, je crois qu’il est important de faire un comparatif entre un ouvrier au SMIC et nos livreurs, pour bien comprendre les différences et pourquoi nous sommes dans quelque chose proche de l’abus de langage.

Un ouvrier au SMIC touche 9,88 € de l’heure brut soit 7,83 € net, ce qui correspond à 1188,00 € net par mois, pour 35 heures par semaine, avec une forme de tranquillité, quand ils sont en CDI, avec des cotisations pour une couverture sécurité sociale, retraite cnav et arco , mais aussi une participation à une mutuelle, des jours de maladie indemnisés et aide au transport.

Notre livreur lui touche 15 € de l’heure brute. Sur cette somme, il va devoir payer ses charges, égale à 26% soit 3,90 €, aucune garantie d’heure, un risque d’accident permanent sur la route, un matériel à entretenir, pas de droit à maladie, une couverture des risques maladies très succins, une obligation d’assurance très coûteuse. Enfin, je pourrais continuer cette litanie sur les différences, il faut simplement regarder ce qui reste réellement, moins de 5 € de l’heure. Alors bien sûr, il n’est pas obligé de prendre une assurance, comme j’ai entendu il y a quelques jours, et bien normalement si.

Ensuite, il faut regarde la qualité du travail, croyez-vous qu’il est plus simple de pédaler pendant plusieurs heures ou travailler en usine, je vous pose la question. Juste pour vous permettre de bien comparer, une personne au SMIC touche 55,16 euros nets pas jour, ce qui revient à dire que notre cycliste doit donc pédaler pratiquement quatre heurs pour toucher simplement le même montant, mais en brut et s’il veut gagner la même somme en net, alors il devra alors pédaler entre six et dix heures selon qu’il soit bien assuré ou pas. Bien sûr, ils peuvent travailler aux heures qui les arrangent, mais pour gagner un salaire honorable il faut travailler de façon continue. Et bien après deux ou trois heures de vélo dans Paris, je vous demande si vous penseriez être en bonne forme, capable de faire autre chose, c’est le risque de ce type de travail, car si vous êtes un étudiant il y a de fortes chances que vous loupiez vos études avec un exercice de ce style, sans compter le risque d’accident dans les grandes villes ou pour réussir à gagner ses quinze euros il va falloir prendre des risques insensés, sans respect pour les règles de vie en communauté et surtout sans respect pour le Code de la route.

Une fois de plus je ne suis pas un donneur de leçon, mais je crois important de répondre à ces allégations mensongères, car si ces personnes responsables nous expliquent ne pas pouvoir payer plus, ça je peux le comprendre, mais expliquer que c’est bien payé, alors là je trouve cette phrase malheureuse et trompeuse.

Philippe Sallanche 2018

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