Le Coronavirus ou la chronique des jours d’après.

Nous sommes arrivés à nous déconfiner, à porter des masques dans les rues pour éviter d’attraper ou de transmettre cette maladie, mais déjà, nous voyons des excès sur le canal Saint-Martin ou sur les quais de Seine. Même si cela pourrait se comprendre, nous voyons la limite de notre jeunesse française, éprise de liberté, qui n’a que très peu de risques, mais qui oublie que s’ils transportent le virus chez eux, leurs parents ou grands-parents sont eux à risque ; alors gardons un peu de distanciation sociale et surtout physique. Après pratiquement deux mois bloqués chez nous, il y a un besoin physique de sortir librement, de se balader dans les rues, même si elles sont encore très vides. De trop nombreuses boutiques sont toujours fermées, peut-être même qu’elles ne rouvriront pas, mais c’est la dure loi de l’entreprise, quelle que soit sa taille d’ailleurs, car nous entendons des cas de PME de plus de 2000 salariés qui ont déposé le bilan. Ce qui ne veut pas forcément dire liquidation, mais il y aura également des milliers de commerçants ou d’artisans, qui ne feront pas de bruit, mais qui vont encore dévaster nos centres-villes. À commencer par Paris, où je suis très inquiet pour les rues qui sont devenues des rues-vélo, interdisant de ce fait la venue des habitants des villes avoisinantes, sans compter qu’en vélo, pas de gros achats qui ne sont pas transportables. Il est dommage que la mairie de Paris oublie en permanence les besoins impérieux des entreprises. Déjà avant l’arrivée de ce coronavirus, je m’étais « amusé » à faire un comptage des magasins fermés dans les rues de ce 10ème arrondissement où je vis, qui pourtant ont toujours été des rues commerçantes, et le résultat fut que plus de 20% de ces commerces étaient clos, pour certains depuis longtemps, ce qui tenterait à prouver le peu d’intérêt qu’a actuellement Paris pour ses entreprises, commerces ou artisans.

Pour ce qui est de l’économie, après une semaine de déconfinement, il est possible de faire déjà plusieurs remarques. Un certain nombre de commerces n’ont pas effectué leurs réouvertures, trop compliquées ou trop chères pour le moment, dans l’installation d’un système sanitaire. Ensuite, il y a beaucoup d’entreprises qui ont redémarré de façon réduite, laissant une partie de leur personnel en chômage partiel, ou encore, pour un grand nombre en télétravail, ce qui revient à dire sans retour dans les locaux de l’entreprise. Je voudrais prévenir d’un danger avec le télétravail : comment créer un esprit d’entreprise avec de la distanciation sociale permanente ? Les employés ainsi éloignés des autres salariés seront-ils aussi appréciés que ceux côtoyés en permanence ? Une entreprise qui n’aurait plus que des personnels à distance sera-t-elle aussi agile que les autres ? Il y a beaucoup de questions sur le télétravail et même si un certain nombre de sociétés peuvent gagner en coût avec cette technique, notamment sur les mètres carrés, il n’est pas certain, au bout du compte, qu’il y ait un bénéfice, tant pour le salarié que pour l’entreprise. 

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, Suite 10 Madame Hidalgo fait de la politique !

Nous sommes le lundi 11 mai, et normalement, c’est le premier jour du déconfinement : mais que cela veut-t-il dire en réalité ? Depuis maintenant quelques jours, nous entendons le récit de l’économie, de la dureté de la période, les éditorialistes de tout poil nous expliquent à quel point ce confinement et la mise en place du chômage partiel, qui d’ailleurs ne porte pas vraiment ce nom dans les articles de loi, étant Activité partielle, abîment les budgets de l’État et à quel point nous sommes bien inférieurs à nos voisins dans l’activité de notre pays. Il paraît que le jour d’après verrait une évolution sur nos pratiques, voire changerait nos habitudes, voire éclorait un monde écologiste, etc. ; mais qu’en est-il en réalité ? L’homme a-t-il changé en deux mois ? Avons-nous des journalistes qui ne sont plus dans une forme de transformation de la réalité pour améliorer de façon faciale leurs articles ? Par exemple, depuis quelques jours, nous voyons dans le journal « Le Monde » une réécriture de la réalité des masques, défendant le ministre du président Hollande et mettant des charges sur tous les autres, en oubliant manifestement les textes et décisions décidés en 2013, minimisant le passage de 1,3 milliard de masques en fin 2011 et les que 700 millions en 2013, même s’ils nous expliquent qu’en 2017, ils étaient toujours présents. Oui, je suis pour une mission d’enquête parlementaire, pour avoir si possible une vraie étude sur ce qu’il s’est vraiment passé avec tous les documents et non des conjectures.

A Paris, madame la Maire a décidé de mettre en place plus de 50 kilomètres de rue principale, comme la rue de Rivoli, allant de la Bastille à la Concorde, en rue vélo, interdisant de ce fait les voitures, alors que beaucoup de Franciliens, ne voulant pas prendre les transports en commun, vont se retrouver avec de nouvelles difficultés de circulation. Une fois de plus, la mairie de Paris ne fait que ce qui l’intéresse, sans réellement penser à l’intérêt général, en ne pensant qu’à la politique et probablement à la prochaine élection municipale. Surtout qu’à ce jour, il n’y a qu’un maire d’arrondissement qui a été élu et ce n’est pas sa propre circonscription. Juste pour que l’information soit complète, Madame Hidalgo n’a jamais, depuis 2001, vu sa liste dans le 15e, élue, ce qui nous donne qu’une maire de Paris est élue alors qu’elle est minoritaire dans son arrondissement. Nous pouvons donc nous poser des questions sur ces élections parisiennes. C’est probablement aussi pourquoi cette fois-ci elle a changé d’arrondissement pour aller dans le 11e. Néanmoins, elle ne change pas dans son envie de détruire la circulation dans Paris, après une période de quelques semaines pendant laquelle va être regardée ce que donne l’interdiction aux véhicules des 50 kilomètres de rues principale, afin de peut-être reconduire de façon permanente ces interdictions. Voilà, les Parisiens doivent savoir que le risque pour demain, c’est bien d’avoir un centre-ville où le travail n’est plus la chose la plus importante et que les commerçants se débrouillent pour trouver où faire venir des clients.

Alors, pensez-vous réellement que le monde d’après sera différent ?

La deuxième partie de cette tribune dans 2 jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, Suite 9 La revanche des Maires !

Nous arrivons à cette période très fragile, celle de l’annonce du déconfinement. Un plan a été dévoilé à l’Assemblée Nationale, qui pour l’instant, est donné dans les grandes lignes uniquement, et c’est bien normal. Dans un premier temps, il faut regarder où en est l’évolution de la maladie dans chaque région et puis dans chaque département. Mais ensuite, et pour surtout réussir le déconfinement, nous devons tous aller dans le même sens, et surtout nous devons relancer l’économie, sinon le risque d’effondrement guette la France. Il ne faut pas se tromper, il y a là un vrai risque car, dans un premier temps, un certain nombre d’entreprises vont avoir des difficultés à redémarrer, notamment les TPE/PME/PMI. Mais ensuite, elles vont avoir encore plus de mal à survivre, car le redémarrage sera probablement très lent et les trésoreries devront tenir. Pour ce faire, le gouvernement a décidé la réouverture des écoles, les sorties seront à nouveau autorisées sans besoin d’attestation, mais attention, limitées à 100 km de son domicile. Un grand nombre de maires ont choisi de ne pas suivre les préconisations d’ouverture des écoles pour cause de risque futur de procès, en contradiction totale avec le besoin de réouverture des entreprises, choisissant, de façon légèrement déconnectée, l’individualité et la santé contre l’économie. Je crois malheureusement que ces maires font avant tout de la politique. Je voudrais faire une simple remarque, ce n’est pas vraiment le moment ! L’enseignement est obligatoire, ce qui ne veut pas dire que cela doit être effectué dans un lieu unique. Mais je crois surtout que l’école est le lieu indispensable à l’évolution de groupe, pour former des souvenirs et pouvoir construire une pensée intellectuelle indépendante par la confrontation aux autres. Il ne reste que quelques jours pour se décider, la sécurité absolue n’existe pas, même s’il est vrai que depuis un certain nombre d’années, les procès contre les maires les obligent à devenir plus prudents. Il n’en reste pas moins qu’un jour, des politiciens en mal de notoriété, leur reprocheront cette frilosité. De plus, si demain nous n’arrivons pas à relancer la machine économique suffisamment rapidement, et que cela engendre des milliers de chômeurs supplémentaires, ça sera à eux que le reproche sera fait. Alors oui, des parents peuvent avoir des inquiétudes, justifiées, mais pour autant s’ils ne peuvent retourner dans leurs entreprises et que ces dernières ferment, que feront-ils ?  Je vous rappelle que le chômage n’est pas un emploi et que s’il y a des milliers de personnes en plus à la recherche d’un emploi, cela va leur compliquer beaucoup les possibilités de retravailler, car il y aura plusieurs dizaines de candidats pour un seul poste. Pour terminer, les maires ont envoyé un courrier au chef de l’Etat, pour lui demander de renoncer à l’ouverture des écoles. Dans un premier temps, pour éviter tout risque judiciaire, dans un deuxième temps pour réaliser la mise en place des obligations sanitaires et des gestes barrières dans l’école, mais cela va également être le même problème pour les transports en communs. Pour ma part, il est impossible, dans le métro parisien, d’occuper un siège sur deux, car qui a pris les transports parisiens aux heures de pointe, sait à quel point cela est impossible. Alors que faut-il faire ? Rester chez soi et attendre la faillite de l’entreprise France ? Ou prendre le minimum de risques pour faire redémarrer l’économie ? Pour simple rappel, l’ensemble des pays européens qui nous entourent est déjà en déconfinement et, une fois de plus, nous allons prendre du retard sur nos voisins, qui ne semblent pas être moins prudents pour leurs populations.  

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, Suite 8 – 2e partie .

De l’œuf ou de la poule qui est arrivé en premier, suite

Je souhaiterais aussi, pour continuer, vous parler de tous ces médecins ou chercheurs amateurs dans le monde politique. Je voudrais rappeler une évidence : les médecins peuvent devenir des politiques et d’ailleurs un grand nombre ne s’en privent pas, mais a contrario un politique ne peut devenir médecin, sauf à faire dix ans d’études. Alors, quand j’entends des maires de telle ou telle ville nous expliquer qu’un médicament est le remède à tous les problèmes de Coronavirus, j’ai envie de leur expliquer qu’un médicament est approprié pour une personne, mais en aucun cas pour son épouse, sa cousine ou les autres concitoyens de sa commune. Et qu’en faisant ça, il prend des risques avec la vie des ressortissants qui l’écouteraient et qui, de ce fait, pourraient intenter des procès, contre lui et contre toutes personnes qui auraient transféré ce message, sans compter le risque d’exercice illégal de la médecine.  Voilà je pense avoir été clair, même si la volonté de publicité par ces politiciens est sans limites.

Maintenant, je voudrais aussi que les messages soient quelque peu différents. En effet, nous avons chez les journalistes la même façon de mettre en avant les mêmes éléments de langage que les politiciens, mais là uniquement pour tenter de critiquer. J’aimerais pouvoir écouter des journalistes donner des éléments différents et surtout des explications de fond sur la pandémie ou sur la réalité de ce qui s’est passé dans les années passées et sur les réactions des institutions comme la Cour des Comptes, qui a accusé la ministre Bachelot de gabegies avec les commandes de masques jugés inutiles.

Je vais, pour une fois, vous parler d’émissions en forme de talk-show à la française, comme par exemple « C dans l’air », ou encore « C à vous », mais aussi « 24H Pujadas » ou « Quotidien », une forme qui pour moi est un peu dégradée par rapport aux précédentes. Néanmoins, il s’agit, là aussi, d’une émission de télévision d’info-divertissement. Eh bien dans toutes ces émissions, depuis 6 semaines, nous avons eu droit à tout et son contraire. Sauf quelques personnes plus honnêtes ou plus responsables que les autres qui reconnaissent, au bout d’un mois qu’ils nous ont donné des informations erronées, avec pour excuse tout à fait recevable, qu’ils ne connaissaient pas cette maladie en décembre 2019, que les informations données par les Chinois n’étaient pas suffisamment explicitées et que de plus la première épidémie de SRAS n’est jamais arrivée jusqu’à nous. Alors, comment croire que nous allions avoir une telle pandémie ? Je suis néanmoins étonné que ce qui s’est passé en Italie ne nous ait pas alertés, sauf à oublier que tout le monde à cette époque nous a expliqué que c’était l’Italie et qu’elle avait une moins bonne organisation que nous, etc.  Ceci étant, dans d’autres pays d’Europe, il y a eu la même réaction. Ce n’est pas une excuse, mais simplement cela peut expliquer une partie du retard pris, ou alors certains pays, comme La Grande-Bretagne, qui ont estimé qu’il fallait laisser passer le virus pour obtenir une immunité collective, avant de s’apercevoir que c’était une erreur et faire marche arrière. Enfin, je l’ai déjà exprimé, la malchance qu’ont eue certains pays avec des regroupements importants qui ont transmis le virus un peu partout, avec ce qui était encore ignoré en mars, la grande partie de personnes touchée et infectieuse, mais étant asymptomatique. Il y a déjà des dizaines de plaintes déposées contre le gouvernement, alors que nous sommes encore dans l’épidémie. Il y a de quoi se poser des questions sur la réalité de notre situation en tant que communauté : comment concevoir que des habitants de notre pays puissent avoir si peu confiance en nos élites, pour engager des poursuites avant même que les problèmes soient derrière nous ? Je n’ose imaginer ce qu’il se serait passé en temps de guerre…

Maintenant, je voudrais simplement faire remarquer que rares sont les pays qui avaient réellement prévu cette pandémie. Alors je pense qu’il est temps de nous resserrer, tous ensemble, autour des choses indispensables pour terminer, chez nous, la contagion.  

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, Suite 8

De l’œuf ou de la poule, qui est arrivé en premier ? Eh bien, aujourd’hui nous sommes devant le même type de dilemme.  Comment déconfiner ? Ce verbe qui est présenté là à l’infinitif (l’infinitif est une forme nominale du verbe exprimant l’idée de l’action ou de l’état, sans indication de personne ni de temps), nous explique qu’il s’agit de sortir d’une situation de confinement, d’un enfermement dans un lieu restreint et, dans notre cas, pour une population entière. Voilà, nous allons pouvoir être déconfinés le 11 mai, peut-être…Cette date nous a été proposée par le Président de la République et depuis nous sommes devant des discussions à n’en plus finir. D’abord, avec la proposition de ne pas être valable pour les anciens, façon gentille de dire « les vieux ne pourront pas sortir ». Première des engueulades des anciens envers le Président.  Ensuite, la reprise des écoles, deuxième mise en doute de cette décision. Puis la reprise du travail ; là, ce sont les syndicats qui ont commencé à crier à la mise en danger des salariés. Je pourrais continuer comme ça sur des dizaines de pages, mais cela n’aurait pas ou peu de valeur. La société française a toujours eu des doutes sur la capacité de nos responsables politiques. Pourtant, il y a des élections régulièrement. Nous pourrions choisir des gens qui nous inciteraient à avoir une forme si ce n’est de confiance, au moins de valeur. Mais non, jamais depuis François Mitterrand, il n’y a eu, à part quelques mois au début de l’activité du nouveau Président, de conscience sur la valeur de la personne que nous avions choisie. Il faut dire, à la défense du peuple, que les transformations sur la gouvernance n’ont jamais donné la réalité des besoins ou des obligations politiques, ni des raisons impérieuses de l’économie ou de la géopolitique dont notre pays était affecté, pour faire comprendre ce besoin. Mais il faut également dire que, dans leurs apprentissages, nos politiques ont avant tout été éduqués à la façon de parler pour ne rien dire, et surtout ce que l’on appelle aujourd’hui du joli mot de « élément de langage ». Ainsi vous entendez par l’ensemble des intervenants les mêmes paroles en permanence, qui deviennent dans l’esprit du public des mensonges ; surtout plus grand-chose ne donne l’impression d’être sincère. Les équipes de collaboration des ministres se sont étoffées, mais malheureusement uniquement avec des personnalités formées dans les mêmes écoles, avec les mêmes professeurs, ce qui finit par donner des conseillers sortant en majeure partie de l’ENA et de Science Po. Comment croire que ces personnes peuvent penser différemment ? Pour vous permettre de mieux comprendre, je vous propose de regarder deux menuisiers qui auraient été formés au même endroit : croyez-vous qu’ils feront votre fenêtre de façon différente ? Eh bien non, car ce sont de leurs apprentissages que la technique utilisée va être mise en fonctionnement. Sauf pour quelques personnes qui deviendront les inventeurs de nouvelles techniques, des artistes de leurs professions, mais il n’y en a que très peu. Alors, je peux vous assurer qu’il en est de même pour les conseillers politiques. Imaginez que François Hollande et Ségolène Royal étaient tous deux des conseillers de François Mitterrand, ils sortaient de l’ENA, avaient les mêmes idées et ont tenté tous les deux la présidence de la France, avec un échec et une réussite. Encore que là, nous puissions nous poser des questions, surtout quand j’entends les socialistes ou les écologistes, voire ces deux personnes, crier sur le manque de masques, alors que c’est pendant qu’ils étaient aux Affaires que la destruction des stocks a eu lieu. 

Encore une petite remarque : pendant cette période si difficile, il aurait été bon de voir les politiciens de tous les partis, un peu moins préemptifs sur leurs demandes de masques. Nous savons bien qu’il n’y en avait pas suffisamment au démarrage de la pandémie, il ne sert à rien de le répéter surtout quand de façon directe ou non, ils sont, quelque part, responsables. Cela donnerait un peu moins d’angoisse aux Français les plus fragiles.

La deuxième partie de cette tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, Suite 7

Les théories complotistes continuent sur le Net, avec toujours les mêmes stupidités et je dois vous avouer qu’un jour, il faudra bien mettre une forme de terme à ces personnes qui propagent en permanence de fausses informations ou des attaques grossières contre des personnes, des organisations ou des entreprises, de façon volontaire ou non, mais de toute façon avec cette volonté de nuire. Je suis très étonné des dernières lectures que j’ai eues, par exemple, quand je vois des internautes attaquer des médecins, souvent des chefs de service dans nos hôpitaux, sur leurs soi-disant attaches avec des laboratoires, uniquement pour les déstabiliser et surtout pour qu’elles ou ils se taisent, alors que ces médecins travaillent souvent plus de 15 heures par jour pour sauver des vies. Ce que j’ai lu hier à propos de madame la professeure Karine Lacombe est tout simplement une idiotie, mais, plus grave, ces gens qui attaquent ce professeur ne seraient jamais capables de fournir la moitié du travail qu’elle effectue. Et tout ça pour défendre un autre professeur de Marseille, à qui je demande aujourd’hui de réagir en demandant l’arrêt de ces agressions. Nous verrons bien s’il a la valeur que certain lui donnent.

Maintenant, j’ai aussi remarqué, qu’il y a moins d’attaques envers des médecins hommes, ou peut-être est-ce moi qui ai mal cherché. J’ai donc un autre doute sur la qualité de ces agresseurs : ne sont-ils finalement que des pauvres balourds qui se croient toujours supérieurs aux femmes ?

Je voudrais transmettre, à la docteur Karine Lacombe, tout mon respect et quelque part toute mon amitié. Bien sûr, j’ai voulu répondre à ces gens, mais très vite cela en est venu aux insultes, preuve, s’il le fallait, de la stupidité de ces personnes, incapables de discuter dans un débat avec des contradicteurs, sans en arriver très vite à la grossièreté. Dans la rue, ces personnes pour qui le vocabulaire est par trop insuffisant, utiliseraient leurs poings. Voilà ce que nous trouvons trop souvent sur internet, et c’est pourquoi je le dis, il faut maintenant trouver le moyen du débat, sans permettre la désinformation voire la transformation ou une certaine invention de la réalité, et ça c’est un travail qui revient à l’État. Je devrais d’ailleurs dire aux états, mais aussi aux entreprises du Net qui, si rien n’est fait, ils finiront par devoir limiter l’utilisation de leurs réseaux, au risque un jour de devoir fermer.

Je voudrais vous rappeler que, chaque soir, des milliers de Français applaudissent nos soignants, mais pas que. Des milliers de personnes sont reconnaissantes du travail des médecins, infirmières/iers, des aides-soignants, des personnels de service, des caissières, des éboueurs, etc., ces gens qui aujourd’hui critiquent avec des pseudos-preuves oublient que s’ils étaient dans un hôpital, ils seraient bien contents de trouver des médecins de ce niveau, et que dans les pays qu’ils vantent aujourd’hui comme étant bien supérieurs au nôtre, ils ne pourraient en aucun cas se répandre de cette façon sans prendre un risque pour leurs propres existences. C’est pour ça qu’il faudra que les démocraties trouvent le moyen de se défendre contre ces faux journalistes, faux intellectuels, faux enquêteurs, enfin faux sur toute la ligne.  

La suite 2 dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, Suite 6

Ce matin, l’OCDE, nous donne une nouvelle forme de classement. Encore un, me diriez-vous ? Oui, mais cette fois-ci, c’est sur la réponse des états sur la pandémie du Covid19 !

Tout d’abord, je suis étonné de ce type de classement, en plus effectué par l’OCDE, qui est une organisation de coopération et de développement économiques. Son activité est de faire des études économiques avant tout. Faire un classement sur le traitement de maladies est vraiment quelque chose qui sort totalement de leurs prérogatives, et même si j’ai des réserves sur ce travail, j’ai regardé quand même les résultats imprimés dans la presse du jour. J’aimerais vous donner mon avis sur ces pseudo-classements. Pour commencer, je suis toujours étonné de voir des hiérarchisations entre des pays aussi différents que sont, par exemple, la France et le Danemark, voire le Groenland. Bien entendu, je ne recherche pas à minimiser l’un de ces pays, mais je voudrais vous faire remarquer que si vous compariez un commerce de proximité et un hypermarché, cela ferait hurler tous les commentateurs qui nous diraient, et ce de façon tout à fait normale, qu’il est difficile de comparer des choux et des bœufs, même si tous les deux vont,  à la fin, vous nourrir. Mais ce type de comparaisons m’a toujours exaspéré. Ensuite, le deuxième oubli et qui est, pour moi, le plus important, c’est le facteur chance, ou plus précisément le facteur malchance, car si un pays est touché plus qu’un autre, c’est très souvent dû à une action qui s’est faite à un très mauvais moment. Par exemple, si en Italie la contamination est arrivée par les échanges directs et permanents avec la Chine, en sachant bien entendu que ce Covid19 est invisible et discret pendant un certain nombre de jours, voire de façon permanente chez un grand nombre de malades dits asymptomatiques, la contamination passe donc totalement inaperçue, pour la France.

 Nous pouvons expliquer la contamination de grande ampleur par une organisation cultuelle en Alsace et qui a essaimé partout en France, jusqu’en Outre-Mer. Cette réunion de plus de 2.500 pratiquants ne peut être responsable de ce qui s’est passé, car à ce moment rien n’était interdit, et de plus, rares étaient ceux qui avaient une réelle inquiétude sur ce qui allait arriver. Ensuite, il y a les dirigeants qui, voulant faire preuve de volontarisme, sont partis du principe qu’il fallait laisser passer le virus pour obtenir une forme d’immunité collective. Là, je suis désolé de le dire, ils ont oublié qu’ils ont joué aux apprentis sorciers avec leurs populations. Malheureusement, nous avons, comme à chaque fois, des politiciens qui sont plutôt, sur l’échiquier politique, classés aux extrêmes, parmi le populiste. Au passage, l’utilisation de ce mot qui est tiré de façon quelque peu négative de populaire, est une absurdité, car vouloir être populaire est une obligation pour tout politicien, comment vouloir se faire élire sans être populaire ? C’est toujours le risque quand on crée des mots pour critiquer qui finalement font le lit des extrémistes de tout poil. Si nous prenons le cas de la Grande-Bretagne, Boris Johnson est parti de ce principe au début de la pandémie. Malheureusement pour lui, à vouloir jouer au matador, en rigolant de ce qui se passait ailleurs, il en a dû payer personnellement le prix. Mais, plus grave, en ne prenant pas de dispositions rapidement, il est quelque part responsable d’une partie des décès dans son pays. Mais que dire par exemple d’une Bolsonaro au Brésil, qui emmène son peuple au massacre ? Si nous imaginons qu’il a limogé son ministre de la Santé qui défendait la distanciation sociale pour lutter contre l’épidémie de coronavirus, nous ne pouvons que craindre le pire. Mais bien sûr il reste la plus grande économie du monde que sont les États-Unis. Là, également, au début une négation de la réalité, des messages contradictoires entre des médecins et la Maison Blanche, mais surtout, il semble que le principal travail du président Donald Trump aura été de trouver des boucs-émissaires. D’abord le combat avec la Chine, puis ce sera l’Europe. Enfin, dans ces derniers temps, les démocrates américains qui auraient laissé le système de santé dans un état lamentable, oubliant immédiatement que c’est lui qui a supprimé l’organisme de prévention des épidémies, renvoyant son directeur comme un malpropre pour cause d’inutilité et mettant de ce fait les États-Unis dans une impréparation totale. Comme vous pouvez le constater, des dirigeants pensent plus à l’économie qu’à leurs populations, c’est comme toujours, oublier qu’un mort est avant tout un petit morceau de l’économie qui s’envole. Pour terminer, il y a les pays totalitaires, très souvent des régimes communistes, mais pas que. Là, le peuple n’ayant que peu de valeur, et de toute façon ayant très peu d’information, ne sera soumis à aucune protection, sauf si cela peut permettre à ces pays de faire de la propagande.

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, l’allocution du président.

Hier soir, le président Macron a fait une allocution sur la prochaine sortie de la population du confinement. Que penser du temps consacré à cette causerie et de son message principal, le déconfinement, le 11 mai, et réouverture de toutes les écoles, à l’exception des universités, et pour cause, ces dernières ont pratiquement terminé leurs années scolaires ?

Pour parler ou réagir, en règle générale, j’aime bien attendre 24 à 48 heures, afin d’étudier les tenants et aboutissants, les réactions des uns ou des autres, mais surtout les répercussions politiques ou syndicales, voire économiques ou organisationnelles.

Maintenant, que dire de cette allocution ? D’abord, pour moi, le constat est le même depuis le début de cette pandémie, c’est trop long. Qu’il parle, je trouve ça très bien voire indispensable, mais là encore 28 minutes, alors que l’ensemble aurait dû être fait en 15 minutes, c’est bien trop. Ensuite, le risque de ces longueurs est que des gens puissent zapper ou faire autre chose ; résultat, vous avez des réactions de personnes, le lendemain matin, déconnectées de la réalité et surtout qui ne correspondent pas vraiment aux paroles faites. Je vous demande donc, monsieur le Président, d’être plus concis et plus direct pour vos prochaines allocutions.

Maintenant, rentrons dans le détail. Pour commencer, le déconfinement, qui devrait être effectif le lundi 11 mai, mais pas pour tout le monde, notamment pas encore pour les cafés, restaurants ou hôtels ! Si je peux en partie comprendre cette décision, je reste dans l’expectative sur sa motivation. Ensuite, le 11 mai est pour moi tard. J’aurais aimé un début de sortie en fin du mois d’avril, par strates, par exemple des petits commerces, les plus fragiles dans notre économie, car sans réelle trésorerie et pour qui les aides ne seront jamais suffisantes ni réellement possibles, car trop petites et pratiquement invisibles. Ensuite, et dès que possible, les PME et PMI, après mises en place de protection des salariés, pendant la première semaine de mai, et seulement après les écoles. Mais ce n’est pas ce qui va se passer… Alors qui prépare donc les dossiers auprès du président pour attendre encore un mois sans rien faire avancer ? Les conseillers médicaux sont plutôt contents, mais eux ne font normalement pas de politique et surtout pas d’économie. Si demain notre pays prend deux ou trois ans à recouvrer son activité globale, à cause de cette pandémie, parce qu’il y aura eu trop de dépôts de bilan dans les TPE, qui sont les premières entreprises de proximité, comment ferons-nous en commun pour trouver les milliers d’emplois pour remplacer cette destruction ? Nous oublions trop souvent que ces petites ou très petites entreprises représentent plus de 3 millions de salariés et que, très souvent, il aurait suffi d’une seule embauche par entreprise pour mettre KO le chômage en France. Mais pour cela, il aurait fallu faire comprendre à notre establishment qu’une TPE ne peut être soumise aux mêmes obligations que les grandes entreprises. Le gouvernement va avoir du travail pour éviter ces faillites en cascade d’entreprises invisibles.

Enfin pour rire un peu, ou pas d’ailleurs.

Je vous avais raconté, en début de confinement, les dizaines de rats qui avaient repris les rues ainsi que le terrain vague à côté de chez moi, et que je regardais avec un certain amusement. Eh bien je n’en vois plus aucun depuis quelques jours. Où sont-ils passés ? La ville a-t-elle profité du confinement pour organiser une grande dératisation cachée, les rats de Paris sont-ils morts du coronavirus ? Ce qui reviendrait à dire que finalement les chauves-souris auraient eu raison des rats, amusant non ?!

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, suite 4

Ce matin j’écoutais un sociologue, dont je ne donnerais pas le nom tellement il m’a énervé par ses certitudes et ses affirmations, pour surtout ne pas lui faire de publicité. Comme trop de pseudo-spécialistes notamment chez les écologistes ou chez un certain nombre de politiques avec comme simple commandement, faite ce que je dis, pas ce que je fais ! nous entendons des critiques sur notre époque, mais enfin comment toutes ces personnes qui ont profité de cette époque passée, peuvent nous donner en permanence des leçons. Quand j’entends ce sociologue nous expliquer que nous devons profiter de ce qui vient de nous arriver pour changer l’agriculture française et passé tout en biologique, de faire rembourser par l’état les dettes des agriculteurs pour leurs permettent d’investirent de nouveau pour changer de mode de culture. Ce monsieur oublie simplement qu’un jour il faudra bien payer les dettes de l’état, bien sûr, mais qui devra les payer ? En plus de cette dette, il y a la question principale, qui va nous donner ce qui va manquer pour nourrir les Français ? Qui va permettent aux autres pays de nourrir leurs populations, notamment les Anglais si les agriculteurs français ne leurs exportent plus nos productions ? Bien sûr que les sociologues ont comme activité les comportements humains, la transformation nécessairement de l’évolution en parallèle avec les progrès des sciences, qui ouvre et transforme l’esprit. Ce sont les étapes successives de la science qui guident la société et l’humanité, mais ils ne doivent en aucun cas de venir des cartomanciennes, car ce mélange de donne que des atermoiements ou des ordonnances tout l’inverse de la sociologie. Pour Auguste Comte (1798-1857) père de la sociologie, la science arrivée à sa complétude permet de connaître ce qui est, certainement pas d’inventer.

Depuis quelques jours nous entendons les oppositions refaire surface, même si du côté des extrêmes cela n’a jamais complètement cessé, la politique à sa de passionnant, surtout si vous n’avez pas grand-chose à dire, criez-le. Madame Le Pen nous explique ce qu’il faudrait faire, bien sûr elle à toutes les réponses, c’est également le même cas, depuis moins longtemps, pour monsieur Mélenchon, ce qui m’amuse le plus c’est que ces personnalités qui n’ont jamais géré une collectivité, nous explique ce qu’il faut faire, nous le savons, quand nous sommes au pouvoir tout est difficile, mais quand nous sommes dans l’opposition alors il est évident que ceux qui gouvernes ne connaissent rien et que si les citoyens ont mal voté, car eux savent. J’espère qu’un jour, probablement trop lointain, nous pourrons avoir des politiciens qui pendant les périodes les plus compliquées sauront s’unir pour permettre à notre pays de trouver des solutions rapidement pour avancer, mais surtout éviter, avant tout, les y’a qu’à faut qu’on. Dans les jours qui viennent nous allons avoir un nouveau discours du président, j’espère qu’il va donner une date de sortie du confinement non pas pour des raisons personnelles, mais pour donner au pays une perspective, alors que depuis ce matin nous entendons tout et son contraire, par des journalistes et surtout des éditorialistes, qui se disent toujours bien informés, mais qui sont capable de raconté des inepties incroyables, en économie ou en matière politique, et qui comme elles ne sont que verbales, chacun d’eux croit que personne ne s’en rappellera, sauf qu’aujourd’hui rien n’est oublié, alors dans quelques années j’espère qu’un humoriste ira chercher ces perles pour nous les faire redécouvrir.

La suite 2 dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment

Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, suite 3

Aujourd’hui je voudrais vous parler de ce que nous voyons depuis quelques jours dans la presse ou sur internet :

Pour commencer non la pandémie de Codiv-19 n’est en aucun cas une revanche de la nature, et encore moins comme j’ai pu le lire hier, le dédommagement dû à l’écologie planétaire pour la disparition d’un grand nombre d’animaux. Tous cela est absurde et ça l’est encore plus quand ce type de propos est relayé par des personnalités comme Nicolas hulot, qui semble avoir pris conscience depuis quelques semaines que conduire un gros 4X4 âgé de plus de vingt ans et qui pollue plus que vingt cinq voitures modernes, en Haute Savoie, n’était pas vraiment écologique. Mais il n’est pas le seul, car un professeur d’écologie à voulut expliquer que la destruction de certain écosystème avait obligé les animaux à se rapprocher des humains et donc la transmission de virus était impossible à éviter, mais là aussi nous sommes dans des croyances proches surtout pas scientifique, même si à ce jour nous ne savons pas encore beaucoup de chose sur ce coronavirus, ce que nous pouvons dire, car prouvé, c’est que cela arrive bien d’animaux, en passage successif sur plusieurs espèces, au moins deux, en partant des chauve-souris, pour être transmis à l’homme. Nous pouvons également dire que ce type de transmission n’est en aucun cas une nouveauté, l’étude de l’histoire nous en apporte de multiples preuves.

Ensuite nous voyons des informations sur ce que pourrait être le monde d’après, je suis toujours surpris de voir comment très rapidement des journalistes, des politiques ou de philosophes nous expliquent comment après ce type de séismes médico-politico-économique allaient tout changer, qu’il y aurait un monde d’avant et un monde d’après ! cela vient d’un abus de langage en priorité, mais aussi d’une forme, là aussi d’espérance, pour des personnalités qui soit passé de mode soit dans les limbes des sondages politique ou économique pour se faire ou se refaire une forme de publicité personnel. Nous voyons également ces vieux politiques qui depuis des années veulent recréer des gouvernements, d’union national ou de salut public, comme si tout pouvait s’arranger en mettant ensemble des politiciens de droite et de gauche. Décidément les grands troubles, troublent également les esprits, ou plus exactement les replongent dans l’époque d’après-guerre ou seul un accord national pouvait sortir le pays d’une époque où il ne restait plus rien, de l’économie mais aussi de l’habitation dans un grands nombres de villes française.

Enfin ce qui est certain c’est que le jour d’après ressemblera beaucoup à celui d’avant, car l’homme est ainsi fait, il cherchera toujours à créer, à inventer quitte à créer des monstres, il profitera toujours des plus faibles et il s’enrichira sur leur dos, alors ce type de déclaration sont toujours des vieux pieux.

La suite 2 dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

Posted in Uncategorized | Leave a comment