La femme est-elle l’avenir ? Oui, peut-être.

Quand j’étais plus jeune, dans la presse journalière puis hebdomadaire et principalement dans celle qui se veut politique, il y avait une phrase qui revenait souvent, comme un leitmotiv :

« La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »

Si je me rappelle bien, il me semble que la première fois que cette phrase a été prononcée, c’est par l’intermédiaire d’une femme, madame Françoise Giroud dans le journal Le Monde. Elle était, pour ceux qui ne la connaîtraient pas, une journaliste, une écrivaine et une femme politique française, même si née en Suisse. Si cette phrase avait eu une valeur autre que vouloir provoquer, l’égalité aurait été atteinte avec la nomination de madame Édith Cresson comme premier ministre par François Mitterrand, car nous avons assisté à une série d’erreurs dont seuls les hommes, normalement, sont capables.

L’intellectualisation des périphrases par des journalistes ou des politiques est toujours une preuve de la méconnaissance du peuple français. Non que je sois un spécialiste, mais comment comprendre une phrase qui laisse entendre que nous mettons en permanence à la tête de nos institutions des incapables, même si quelquefois cela est vrai, ce n’est en aucun cas une réalité permanente. Encore que, trop souvent, l’attitude hautaine de certaines personnes nous exaspère, mais c’est avant tout un problème de caractère, ou plutôt une invitation de certains postes à faire œuvre d’orgueil, mal placé ; nul besoin de ça quand notre valeur est suffisante. Je pourrais vous donner les noms des hommes ou de femmes qui ont été nommés et qui n’ont pas été à la hauteur, mais cela n’aurait pas vraiment de valeur, alors je vous propose des noms de femmes qui ont marqué de leurs présences le poste qu’elles ont ou qu’elles occupent.

La première qui me vient en tête, c’est Christine Lagarde qui est, dans l’ordre, une avocate d’affaires, une femme politique ministre à plusieurs reprises et une haut fonctionnaire française. Avocate au barreau de Paris, elle fait carrière au sein du cabinet d’avocats d’affaires internationales américain Baker McKenzie duquel elle devient directrice générale et fera croître son chiffre d’affaire de cinquante pourcents. Sous l’impulsion de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, elle va occuper des postes ministériels, jusqu’à devenir ministre des finances, et ce pendant la crise financière de 2008. Ensuite, ça sera le FMI où elle est confrontée à la crise de la dette dans la zone euro, notamment en Grèce. Enfin, aujourd’hui, elle est à la tête de la banque centrale européenne (BCE) où elle se trouve à nouveau devant une nouvelle problématique : le Covid-19 et l’endettement des pays européens, pour répondre à l’obligation de confinement pour conserver des vies. Christine Lagarde fait partie des femmes les plus en vue dans le monde, mais aussi l’une des plus adaptables et ingénieuses de notre époque. J’ai une grande admiration pour cette personne. La deuxième femme dont je voudrais vous parler est probablement moins connue, sauf des spécialistes : Sonia Arrouas. Présidente du tribunal de commerce d’Evry et, depuis janvier 2021, présidente de la conférence générale des juges consulaires, cheffe d’entreprises multiples, c’est une femme engagée dans la sauvegarde des entreprises et surtout de l’économie française, un bourreau de travail. En France, nous connaissons mal le travail des tribunaux de commerces et pourtant ils sont indispensables à la vie économique des entreprises, et ce sont des personnes comme Sonia Arrouas qui apportent cette énergie indispensable à la vie économique de notre pays.

Je pourrais vous donner d’autres exemples, mais ce que je voudrais vous faire toucher du bout des doigts avec ces deux femmes, c’est que connues ou moins médiatisées, elles sont toujours particulièrement professionnelles et engagées dans l’action, avant même leurs propres publicités, ce que nous ne trouvons pas forcément chez les hommes.

Voilà pourquoi, pour moi, la femme est probablement l’avenir et qu’il faudra pour les années prochaines, compter sur elles.

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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De Nabilla à Didier Raoult

Depuis quelques années, nous avons, grâce aux réseaux sociaux, l’arrivée dans le paysage médiatique d’un certain nombre de personnalités. Ce ne sont pas des stars, comme nous pouvons le lire dans une presse spécialisée dans le people, mais simplement des personnes qui ont réussi à être reconnues pour des passages dans des émissions de téléréalité. C’est justement le cas de Nabilla Benattia devenue Vergara après avoir épousé Thomas Vergara, autre personnalité de cette forme de télé dite réalité, mais qui, en réalité, ne sont que de simples émissions faites pour réjouir une forme de téléspectateurs en mal de divertissement. Le plus étonnant dans ces émissions sont leurs capacités à faire sortir du bois quelques personnes, qui plus est, capables d’en profiter et de faire fructifier cette médiatisation. Les réseaux sociaux ont eux compris depuis longtemps le bénéfice à tirer de ces personnes en matière publicitaire, ils les rétribuent de façon importante, rien que pour continuer à faire marcher la machine à cash. Et vous, bien sûr, vous me direz « Quel rapport avec monsieur Didier Raoult ? ». Eh bien, c’est justement là que ça devient terrifiant. La notoriété est d’une force incroyable sur la personnalité humaine, et sur sa capacité de réflexion, faire que de simples jolies filles, qui n’ont jamais rien fait de spécial, attirent même les plus diplômés de nos chercheurs, avec la même technique, faire parler et surtout ne jamais donner la plus petite capacité à qui que ce soit de vérifier et la façon la plus rapide de créer la notoriété. Nous voilà depuis quelque temps avec des politiques ou des intellectuels à rechercher la même efficacité. Bien sûr, ça ne marche pas à chaque fois, mais quand cela fonctionne, c’est très puissant. Alors un médecin, jusque-là inconnu du grand public, mais connu simplement d’une poignée de spécialiste, découvre comment devenir plus connu que des stars du cinéma qui y arrivent. Il ne veut ou d’ailleurs il ne peut plus arrêter, tout est bon pour faire parler de lui, comme annoncer qu’il a découvert le médicament miracle, même s’il sait très bien que cela ne fonctionne pas ; ce n’est pas très grave selon lui, car de toute façon ce produit n’est pas très dangereux et donc le risque est réduit. Ensuite, la règle est simple : ne jamais démentir et toujours se draper dans sa connaissance médicale et dans son poste prestigieux, si possible en traitant l’ensemble de la communauté médicale d’incapables et d’irresponsables, voire de connivence avec les grands laboratoires, pour simplement les désavouer.

Il est important de noircir les autres pour paraître plus blanc. Là aussi c’est une technique bien connue, malheureusement trop souvent utilisée pour faire le mal.

Comme dans les années précédentes où nous avons connu le politico-populisme avec tous les excès que nous avons constaté, même si, comme toujours, les personnes qui contestent les hérésies racontées se voient traitées d’anti-démocratiques ou de destructeurs du droit à l’expression. Aujourd’hui, nous avons droit au médico-populisme : il est aussi dangereux, par ses systèmes de simplification des discours avec en plus la difficulté de réponse sur des manipulations, notamment sur l’utilisation de résultat médical. Mais attention, car Didier Raoult n’est pas le seul à se comporter ainsi, nous les voyons tous les jours, des médecins, des infectiologues ou autres chercheurs voire même un directeur de l’AP-HP, qui ont pris la lumière et qui en ont reçu une dose de dopamine et d’ocytocine leur donnant cette impression de grandeur, voulant de ce fait donner des leçons à tous.

Pour un peuple aussi brillant que les Français, pour qui l’apprentissage de la liberté d’expression, de pensée ou de déplacement fait partie intégrante de la culture, il va être temps de se ressaisir pour faire diminuer ce manque de réflexion et d’intelligence intellectuelle pour éviter de devenir un pays sous-développé. À force de mensonges politiciens, nous sommes déjà en risque, comme aux États-Unis, de voir un jour un populiste à la présidence . Il serait dommage de nous retrouver avec des populistes dans les hôpitaux de notre nation.

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2021

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Comment notre pays s’est trompé depuis plus de quarante ans.

Et nous voilà encore soumis à des informations sur les vaccins qui manqueraient en France, avec toujours ce rappel sur les masques, les soignants et leurs tenues de protections ou les places de réanimation, qui auraient manqué, ou pour lesquelles on se demande pourquoi nous n’en avons pas en fabrication dans le pays. C’est à croire que les journalistes ou les politiques, faute d’avoir des capacités à innover, nous resservent en permanence les mêmes discours. Regarder derrière, ce qui s’est passé il y a un an, en transformant d’ailleurs un peu la vérité et en oubliant toujours les vérités du moment, c’est le jeu à la mode. Mais comment ne pas leur demander ce qu’ils faisaient tous dans les trente à quarante ans précédents, et qui a dénoncé la désindustrialisation de notre pays ? Les socialistes et communistes, mais pourquoi quand ils étaient au pouvoir, ils n’ont pas fait le nécessaire ? La droite, même réflexion. Les extrêmes ? Mais ils n’ont jamais été au pouvoir, alors comment savoir ce qu’ils auraient fait. C’est toujours plus facile quand son activité n’est rien d’autre que la critique. Comme je le dis à chaque fois que les critiques arrivent, les  » y’a qu’à, faut qu’on «  sont toujours majoritaires, mais les faiseurs il y en a beaucoup moins.

Le monde entier est un théâtre, c’est ce que disait William Shakespeare, et pour continuer, je dirais que la politique en est probablement la scène principale. Néanmoins, depuis quelques temps, les politiques sont plus des pseudo-acteurs que des imaginateurs d’avenir et pourtant, la politique c’est bien avoir une vision du pays pendant un mandat électoral ! La publicité sur les réseaux sociaux a plus d’importance que les programmes : résultat, tout n’est plus qu’une vision à court terme, même dans les entreprises nous trouvons ce type de défaut. Alors quand nous entendons que les investissements ne sont pas au rendez-vous, que notre pays n’a pas fait ce qu’il fallait, nous pouvons que trouver qu’ils ont raison. Dans la réalité, ce n’est pas forcement faux, mais dans la vraie vie, ce n’est pas que dans les laboratoires ou les centres de recherches qu’il y a des problèmes : c’est dans l’ensemble des créations du pays qu’il y a des difficultés. Notre pays s’honore de systèmes permettant les créations de start-ups avec notamment la BPI, mais aussi les réseaux d’entrepreneurs, comme Initiative France ou Entreprendre ou encore BGE, mais si pour débuter ces systèmes sont à peu près réactifs, il y a plein d’autres problèmes à régler, par exemple le fait de trouver une banque pour déposer un capital. Pour ma part, cela fait plusieurs mois et un nombre difficilement calculable d’agences contactées, mais je n’ai toujours pas de banque. Pourquoi ? Par ce que notre système bancaire a horreur du risque et que la formation des spécialistes entreprise est complètement hors sol. Ensuite, si pour démarrer il y a des choses, c’est ensuite que rien ne va plus, car au bout de deux ou trois ans, il n’y a plus grand-chose, jusqu’à ce que l’entreprise soit suffisamment sortie des ornières de la création. Là, la moitié des nouvelles sociétés ont déjà disparu, car si elles n’ont pas réussi à sortir des bénéfices, les banques les laissent tous simplement tomber. Ce n’est pas en France que l’on admet dix ans sans retour sur investissement. Alors par exemple, jamais Amazon, Facebook ou Tesla n’auraient connu le succès et c’est ça qu’il faut commencer à changer, pour avoir un avenir. Si vous aviez besoin d’une preuve supplémentaire, pour un Français qui veut réussir, comme les patrons des deux laboratoires qui ont sorti un vaccin, Moderna ou AstraZeneca, le seul moyen est de partir, ailleurs, dans le monde. Malheureusement ce qui manque le plus en France c’est un vrai soutien aux entreprises, par une vraie banque d’investissement sur le long terme, prête à investir en financement et en capital, sans avoir à regarder les bénéfices chaque année, afin de pouvoir attendre que les projets commencent à donner des résultats.

Voilà, messieurs les politiques et les journalistes économiques, à quoi il faut que vous attachiez de l’importance dans les prochaines années.

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2021

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Des tests généralisés et un vaccin, mais pourquoi ?

Il y a environ 10 mois, tout le monde hurlait pour avoir des tests ou des masques, afin de limiter la propagation de la Covid-19, et puis ensuite, tous espéraient le vaccin rapidement, les critiques des incapacités du gouvernement français allaient bon train et bien entendu, personne ne trouvait d’excuse à ces dirigeants tellement imprévoyants. Mais voilà, après un confinement de pratiquement 2 mois, les tests sont arrivés, et nous en avons subi plus de deux millions par semaine. Mais là, nous avons entendu que s’il y avait plus de cas, c’était à cause du trop grand nombre de tests, c’est bien connu pour ne pas avoir de fièvre, il faut casser le thermomètre !

Comme à chaque problème du pays, vous avez toutes ces personnes qui vous expliquent qu’elles avaient bien compris ce qu’il fallait faire et, pour le prouver, elles ressortent des messages fait quelques semaines plus tôt, en oubliant les autres messages. Là aussi c’est bien connu, je donne des informations sur tout et son contraire et ensuite je ne ressors que les messages qui peuvent aller dans le sens qui m’intéresse.

Mais maintenant le vaccin arrive. Enfin, nous devrions être contents de pouvoir sortir de cette situation, où nous sommes en partie ou en totalité confinés, où nous ne pouvons vivre normalement, où nous ne pouvons prendre un café au zinc ou faire un repas en commun avec des amis dans un restaurant, aller dans un musée, même si là je dois dire que ce n’est probablement pas un besoin de beaucoup de gens ! Et pourtant, il semble que cela prive beaucoup de personnes, même si elles n’y vont pas, laissant un grand nombre de personnes septiques, environ 60% !

Les raisons ? Le vaccin ne serait pas sûr ? Le vaccin aurait été fait trop vite ? Il n’y aurait pas suffisamment d’explications sur ce vaccin ? Ce vaccin ne serait pas sûr ? Je pourrais vous donner encore d’autres réponses, mais cela n’aurait aucun intérêt sauf à vous demander de réfléchir un petit peu. Combien d’entre vous sont capables réellement d’analyser la valeur de ce vaccin ? Combien d’entre vous sont capables seulement de comprendre la réalité de sa fabrication ? Combien savent réellement ce qu’est l’ARN Messager ? D’ailleurs, combien d’entre vous connaissaient les autres vaccins ? Alors oui, les médecins et chercheurs se sont expliqué voire invectivé à la télé, mais dans la recherche scientifique, c’est toujours comme ça, c’est la confrontation qui permet d’avancer. Alors là oui, cela s’est fait devant tout le monde, mais ça devrait nous apporter la preuve de la qualité. Alors arrêtez de vous poser de mauvaises questions et si vous avez besoin de réelles études, allez voir votre médecin traitant pour en discuter avec lui. Pour terminer cette tribune, j’aimerais vous rappeler une autre confrontation : début du 19ème siècle, avec le train, à cette époque la bataille entre les médecins et chercheurs portait sur la capacité de rouler à plus de 40km/h, et dans les informations transmises au public par certains chercheurs, étaient qu’à cette vitesse, le cerveau serait collé au fond de la boîte crânienne et qu’il y aurait des morts en grand nombre. Aujourd’hui, cela semblerait absurde pour la population et pourtant ce fut vraiment une crainte. 

Alors, arrêtez de vous poser de mauvaises questions et allez discuter avec des sachants de votre entourage, médecins ou pharmaciens, et dites-vous ensuite que c’est votre intelligence qui fera le reste.

Prochaine tribune dans les prochains jours. Philippe Sallanche 2020

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LES VŒUX DU PRÉSIDENT ?

Cher compatriote,

Nous arrivons à la fin de cette année de m…., qu’a été 2020 et nous entamons, dans quelques heures, une nouvelle année avec enthousiasme et surtout beaucoup d’espoir.

Je ne peux que faire comme vœux, ceux de gagner le combat contre ce put… de virus, et qu’enfin l’Institut Pasteur se mette au boulot pour être un peu moins ridicule par rapport aux autres grands pays. Que les Marseillais arrêtent de croire qu’ils sont les meilleurs du monde et que les Parisiens ne pensent plus que l’autre côté du périphérique, point de salut. Que les professeurs de médecine ou d’infectiologie français se fassent un peu moins méprisants et supérieurs et surtout qu’ils se taisent un peu, pour le repos de tous. Que les étudiants qui recherchent du boulot arrêtent de traverser la rue pour simplement regarder les petits boulots qui sont en mal de preneurs, pour vraiment aider ces start-ups qui recherchent des personnes[1]. Que les femmes et hommes politiques arrêtent, au moins pendant cette année, de gonfler artificiellement le torse pour enfin travailler au service de la France. Que la bureaucratie française range enfin ses tableaux et ses cartables, pour devenir efficace et serve le public plutôt que ses propres intérêts pour prouver qu’elle existe. Juste pour revenir sur un sujet qui a défrayé la chronique sur le premier semestre 2020 : les masques. Le problème semble avant tout avoir été un problème de stock, puisqu’environ 600 millions de masques ont été jetés à la poubelle. Nous formons des milliers de techniciens de stockage, et notre état n’a même pas été capable d’en employer un seul, qui aurait, contrairement aux énarques, patrons des stocks, été capable d’utiliser un système de gestion et de rotation pour un bon suivi. Ce n’est pas notre école qui a un problème, mais notre système qui est vicié.

Voilà ce que le président aurait pu dire, s’il avait eu ce que l’on pourrait appeler des « cojones[2] » pour paraître moins grossier qu’en français, même si je voudrais lancer une nouvelle phrase qui pourrait devenir virale et rétablir la parité, « Ce mec, il a des ovaires ! » simplement, car trop souvent, ce sont les femmes qui ont le plus de courage.

Pour ma part, je vous souhaite une très bonne année 2021, en espérant que nous verrons la fin de ces périodes de combats permanents de politiques en mal de publicité.

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020


[1] LLDV recherche actuellement des vendeurs sur toute la France

[2] cojones \ko’xon.es\ masculin pluriel (Vulgaire) Pluriel de cojón (« couille »). Courage.

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La guerre des mots et/ou des maux.

Au lendemain d’une nouvelle manifestation violente dans Paris, une question se pose aujourd’hui : doit-on continuer à autoriser des rassemblements et des marches dans les villes ? Ou faut-il inventer un manifestodrome ? Une forme d’avenue de plusieurs kilomètres de long où marcheraient tous ceux qui voudraient discuter ou manifester. Car en l’état actuel des choses, chaque samedi, depuis trois ans, n’est plus possible. Sauf à craindre ou pour certain à espérer, des victimes autres que matérielles, sans compter la mort d’un grand nombre de commerces. 

Les journalistes qui interrogent les manifestants entendent aujourd’hui des discours invraisemblables, comme ces deux réactions au micro d’Europe1 ;

Après 500 mètres, la police veut nous séparer en plusieurs tronçons, ils nous chargent (la police), alors on se défend !

Ou encore ;

Une manifestation sans heurts ne se voit pas et aujourd’hui nous n’avons plus peur de la police, donc !

Bien sûr, il y a de vrais problèmes, mais rien n’explique, dans une démocratie, ce type d’excuses ou de compréhension des manifestants sur les violences, sous risque un jour de ne plus pouvoir discuter ou pouvoir combattre des dispositions législatives qui iraient à l’encontre des intérêts de la majorité des Français. Sans compter que les commerçants, qui ne sont pas les plus riches dans notre pays, mais qui font partie de ceux qui travaillent le plus, et sont aujourd’hui menacés dans leurs existences mêmes, du fait des destructions et des journées où ils ont l’obligation de fermer. Imaginez-vous trois ans de samedis perturbés, où ce jour, qui est très souvent le meilleur de la semaine, leur enlève près de la moitié de la marge et donc de leurs salaires, au final. Pour que nous arrivions enfin à retrouver un peu de sérénité, il va être temps de trouver d’autres solutions pour discuter avec les institutions de notre pays. Les techniques de certains partis politiques, de syndicalistes ou regroupements de populations, qui commencent par manifester avant même de discuter, à ne pas regarder les réelles propositions simplement pour prouver leur force, ne peuvent plus être acceptables.

Alors oui, notre Président et son gouvernement ont eu des mots malheureux, mais comme toujours, il n’est retenu que l’écume des choses et non la vague. D’abord, je voudrais vous proposer de réfléchir, par exemple aux retraites ; dans un premier temps, cette nouvelle norme est une demande de plusieurs syndicats. Ensuite, c’est une vraie avancée : toutes vos heures de travail vous donneront des points de retraite alors qu’aujourd’hui, environ 35% de votre activité ne vous donne aucun droit. Enfin, avec cette loi, le droit égalitaire demandé, voire crié, par les Français, serait à nouveau de rigueur. Mais voilà, c’est là que le problème se pose : les quelques 5 millions de fonctionnaires ne veulent en aucun cas de cette révolution des retraites, car ils perdraient leurs avantages sur le reste de la population et ça, il n’en est pas question pour d’autres syndicalistes. Alors oui, nous pouvons nous poser des questions sur la valeur du point, mais qui aujourd’hui se souvient que la valeur du point ARRCO et AGIRC à l’achat a été diminuée de façon importante sur les vingt dernières années ? Ainsi, on achète un point plus cher et il nous est repayé moins cher. Et surtout, où fut la réaction des syndicalistes qui aujourd’hui manifestent ?

Mais nous pouvons prendre un autre exemple : l’écologie. Premièrement, là aussi nous avons un vrai problème dû au président qui, en mettant en place une convention citoyenne et en disant qu’il prendrait la totalité de leurs propositions directement, en apportant comme information et comme informateurs, uniquement des personnes qui n’ont qu’un seul son de cloche. Où sont les informateurs sur la réalité des situations, par exemple, la voiture électrique ? Elle a des problématiques spécifiques, comme que faire des batteries en fin de vie ? Et bien dans l’état actuel, nous allons les retrouver à la place des pneus dans les champs, car aujourd’hui il n’y a pas de système de destruction, donc demain cela sera une pollution. Mais plus grave : demain, si toutes les voitures françaises étaient électriques, et bien nous serions dans l’incapacité de répondre aux besoins. Voilà, c’est dit, la voiture électrique, n’est pas possible. Il faut donc trouver une autre solution, peut-être l’hydrogène. Sans compter qu’il y a un oubli volontaire des écologistes : la pollution qui nous pose problème aujourd’hui est celle qui se retrouve dans la stratosphère, et il faut environ 100 ans pour que cette pollution y arrive. Donc, aujourd’hui, nous payons, la pollution des années 1920 à 1930. Et donc la vraie question est « que faisons-nous pour combattre cet état de fait », qui n’est jamais dans la presse. Alors que c’est là, probablement, la solution et bien entendu les écologistes n’en disent mot pour toujours vouloir les déconstructions plutôt que l’inverse.

L’homme n’a jamais reculé, car cela lui est impossible, et si nous continuons à aller dans ce sens, alors nous allons droit vers une révolution.

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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La bataille des anciens contre les modernes.

Dans le Figaro du 23 novembre, ou le lendemain sur Europe1, Jean-Marie Rouart a éveillé chez moi un questionnement : en France, est-il possible aujourd’hui de penser autrement que comme ces personnages qui croient être les seuls à détenir la vérité ?

Cette question pourrait être posée à un grand nombre de personnes, en partant du président de la République et de ses petites phrases, qui même si elles étaient frappées du coin du bon sens, ne pouvaient être édictées comme une vérité. En passant par la France Insoumise ou un certain nombre d’associations dites humanitaires, qui sont toujours là pour défendre des migrants, mais ne trouvent aucun intérêt à aider des Français en combat contre des inégalités ou des abus, sauf s’ils ont une possibilité de s’en servir pour des émissions de télé, et qu’ils ne disent pas que c’est faux. J’ai moi-même contacté plusieurs de ces députés et associations, sans jamais avoir de réponses… Ou encore ces intellectuels, écrivains ou artistes, toujours prompts à critiquer les décisions ou les soi-disant manques de l’État, avec toujours les mêmes solutions, faciles, sans jamais connaître les tenants et aboutissants du problème d’origine.

Alors voilà où on en est aujourd’hui dans notre pays, tiraillé entre des intellectuels intransigeants en mal de nouvelle reconnaissance du grand public qui les a oubliés, et des politiciens toujours prêts à mentir ou plus exactement à transformer des réalités en vérité, même si ces informations sont tronquées volontairement pour tromper le public. Nous pourrions par exemple parler de la pollution et principalement du CO2, vous savez ce truc que les écologistes ou même certains partis dits de gauche ont toujours à la bouche, au lieu de tout mettre pour trouver des solutions de capture du CO2 en excédent, qui, accessoirement, est indispensable à la vie de notre planète, n’évoquant rien d’autre que la disparition des industries automobiles traditionnelles, en les remplaçant par des voitures électriques, avec de nouveaux problèmes en perspectives, qui n’ont été en aucun cas regardés dans le détail. L’écologie actuelle, c’est y’a qu’à faut qu’on, les conséquences n’ont aucun intérêt, à commencer par l’activité : alors que nous avons déjà des millions de chômeurs et qu’avec le Codiv-19, cela va encore s’accentuer, les propositions faites sont une transition directe et peu importe la casse. Ainsi, nous avons là aussi un grand nombre de personnes qui pensent détenir la vérité et qui ne veulent qu’une chose : l’imposer.

Alors non, l’art moderne n’est pas une horreur, comme je l’ai entendu ce matin. Si nous avions écouté la vindicte populaire, la pyramide du Louvre n’existerait pas. Mais ne vous trompez pas, Notre-Dame serait détruite, car sans Victor Hugo, elle aurait été démolie au 19è siècle et sa flèche n’aurait jamais vule jour. D’ailleurs, le musée de la gare d’Orsay n’existerait pas non plus, les tableaux de Van Gogh, qui étaient de l’art moderne dans son époque, n’auraient jamais atteint le 21è siècle. Alors, je le dis à tous ces pseudo-rétrogrades et amoureux du classique, de garder pour eux leurs excès de langage, car tout ce qui semble classique aujourd’hui était de l’art moderne à leurs époques de création.

Prochaine tribune dans les prochains jours. Philippe Sallanche 2020

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La sagesse est-elle l’avenir des populations ?

Depuis quelques jours, nous entendons toutes les personnalités, politiques, d’églises, ou même des gourous de tout poil ou fausses stars d’internet, nous expliquer que nous sommes en train de détruire une partie de l’avenir de nos jeunes et que cette pandémie en est le déclencheur, que les vaccins ne servent à rien, ou qu’ils vont servir à je-ne-sais-quelle installation d’une puce sous la peau, ou encore à enrichir les nébuleuses de laboratoires. Ce qui m’inquiète le plus, c’est cette croyance qui, petit à petit, prend le pas sur l’intelligence et qui promeut la décroissance, ou le concept de pourquoi avoir deux voitures dans un foyer, alors qu’une seule peut être suffisante. Voire d’ailleurs pourquoi ne plus avoir de voiture, même si vous devez marcher dix kilomètres à pied pour rejoindre un commerce ou un travail. Car, bien sûr, nous ne pourrons pas compléter les transports en commun comme ça en claquant des doigts. Cela en plus fait du bien au corps, le sport, même si cette information est stupide, car bien entendu ceux qui vous disent ça, ne font pas grand-chose dans leurs vies si ce n’est vous donner des leçons. Pourquoi faire confiance aux scientifiques, alors que si vous dites que nous sommes des herbivores ou des frugivores, vous êtes écoutés par plusieurs dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux ? À quoi bon prendre du temps pour réfléchir seulement un peu ? Comment penser qu’un grand nombre de gens qui auront pris le temps de regarder sur internet le dernier pseudo-documentaire, puissent admettre le délire de ce faux récit rempli de contre-vérités et surtout, qu’avec un peu d’intelligence et de recherches, on s’aperçoit très vite des absurdités qu’il contient ? Mais c’est le tout, de notre époque, qui pose question aujourd’hui. En effet, les mots perdent de leurs sens, on parle de star pour une personne qui a un million de followers sur les réseaux sociaux, ou de personnes ayant participé à une téléréalité et qui continuent à faire parler ou à mettre des visuels sur le net, d’homme d’État pour une simple députée ou d’un ministre qui œuvre pour une première fois. Il serait intéressant de reprendre les grandes narrations de nos vraies stars ou de nos hommes d’État qui, eux, ont effectué de réelles activités, pour nommer les choses. Aujourd’hui, on parle de personnalités comme étant investis, alors qu’en réalité, ils ne font rien d’autre que de parler fort avec trop souvent un français très limité, des mots simples pour faire croire qu’ils sont comme le petit peuple, alors qu’en fait, ils n’ont rien à voir avec lui, ni au niveau des études ou de l’intellect, ni au niveau des moyens financiers.

Bon, nous pourrions continuer comme ça encore sur des lignes et des lignes, mais cela n’avancerait rien aux matérialités du moment. Alors, je vous propose en cette période d’avant Noël, simplement d’être gentils envers tous ceux qui vous sont proches, sans politiques, sans fausses stars et sans tous les fossoyeurs de la démographie française, simplement d’avoir du plaisir de passer un peu de temps avec vos familles et demain, il sera temps d’arrêter d’écouter tous ces absurdes personnages qui tentent de vous amener dans des contrées où vous ne désireriez pas aller. Prenez le temps de réfléchir, de vérifier les informations que l’on veut vous apporter et que l’on ne veut surtout pas que vous vérifiiez. Vous devez redevenir le maître de vos pensées et n’oubliez pas que tout flatteur ne vit qu’aux dépens de ceux qui l’écoutent.

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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Le populisme est-il le fossoyeur de la démocratie ? 2ème partie

Donald Trump, comme beaucoup de personnalités autocrates, pense détenir perpétuellement la vérité, qu’il distille en permanence, avec la complicité d’un certain nombre d’organes de presse, oubliant de ce fait les valeurs même de la presse. Mais pour toutes ces personnalités, leurs discours sont très souvent d’une faiblesse politique et d’une pauvreté intellectuelle désarmante : des phrases simples, sans fondement autre que l’accusation des dissemblables trop intellectuels, des gens en désaccord ou en contradiction. Dans certains pays, ils sont même passés par des disparitions souvent définitives. Mais ne nous trompons pas, en France, nous n’avons pas grand-chose à envier à tous ces pays, car nous avons, nous aussi, ce type de personnalité, et ça ne date pas d’hier. La simplification du discours politique est arrivée dans les années 80, au début avec simplement la condamnation morale des riches, comme si tous nos maux étaient la faute d’un petit nombre de personnes ; facilité intellectuelle insupportable, mais très peu critiquée par les ténors de la politique, dite de gouvernement. Ces politicards, au début d’extrême gauche et qui, étant en partie associés dans un grand mouvement avec monsieur François Mitterrand pour l’élection de 1981, ont lancé en France le début de cette période où non seulement la presse n’a pas eu la réaction qui aurait permis de relever les informations fausses ou du moins tronquées, mais, en plus, elle (la presse) n’a jamais pris le temps de faire des débats permettant de mettre à jours l’attitude de ces politiciens. Ensuite, l’extrême droite, avec J.M. Le Pen, s’est saisie de cette façon de faire. Déjà, la malhonnêteté des discours était bien ancrée dans ce parti, mais en partant du principe que personne ne prendrait le temps de répondre à une grande masse d’informations fausses, alors cela finirait par payer. Et même s’il y a une minorité de journalistes ou de politiques qui prennent le temps d’expliquer et de débattre sur ces informations simplifiées en prouvant que tout ne pouvait être traité ainsi, alors jamais nous aurions vu ces partis ou ces hommes politiques arriver à de tels niveaux de votants. Les intellectuels français, comme les intellectuels des autres grandes démocraties, ont toujours traité par le dédain ce type d’attitude, estimant que des informations incorrectes et/ou approximatives ne pouvaient être prises au sérieux ; cette suffisance stupide de personnes, pourtant bien formées, est probablement le premier problème. Le deuxième est que, cela faisant, des politiciens cette fois-ci proches des cercles du pouvoir dans les années 2000 à 2015 ont utilisé ces raccourcis pour atteindre le pouvoir. Comme par exemple faire dire qu’avec 4.000€ par mois, onétai riche, par un politicien qui, lui, émargeait à des montants bien plus élevés. Ou encore avec le fait d’utiliser des anaphores absurdes et n’apportant surtout aucune preuve ni validité sur une réalité, et bien sûr, sans réaction suffisamment explicite des contre-pouvoirs. Quoi répondre à une personne qui affirme qu’il sera le meilleur, à part, bien entendu, le traiter de mythomane ? Mais ça, c’est autrement plus compliqué à faire comprendre au grand public.

Voilà, aujourd’hui, les politiciens de tous bords ont petit à petit pris conscience de l’intérêt de la fausse information ou de la simplification du discours, du mensonge et de la poussée des faux coups de gueule devant la presse pour faire croire à un storytelling, ou plutôt, en français, à la mise en récit ou accroche narrative, d’une colère inventée. Ces méthodes de communication sont fondées sur une structure narrative du discours qui s’apparente à celle des contes de fées ou des récits pour jeunes enfants. Leur emploi, notamment en communication politique, devient quelque peu controversé du fait de son usage discutable et surtout laissant une place trop importante aux mensonges. Mais ne vous trompez pas, il y a toujours eu des façons de raconter de belles histoires par des partis politiques. Dans les années 1950, les communistes nous expliquaient, qu’en Russie, la vie était fantastique, et la preuve puisque monsieur Georges Marchais passait ses vacances dans une datcha en Russie, en oubliant volontairement qu’il faisait partie des privilégiés. Et encore, dernièrement, madame Ségolène Royal, qui est, juste pour le rappeler, entre autres énarque, et qui, pour critiquer le gouvernement en place, a fait parler le général de Gaulle, en demandant si ce dernier aurait livré la France à Amazon. Mais enfin, sommes-nous tous stupides pour écouter ce type d’argument, de petits mots que ces politiques distillent avec plaisir, mais qui sont totalement dénués de valeur ? Avant, les populistes étaient d’extrême gauche ou droite, maintenant ils sont socialistes, républicains ou encore LREM, ils sont partout et détruisent la démocratie. Trump en est l’exemple le plus frappant refusant le résultat d’élections de son pays, mais demain, ce sera en France…

Prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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Le populisme est-il le fossoyeur de la démocratie ?

Et voilà, 4 ans après son élection surprise, Donald Trump a été battu à l’élection présidentielle des États-Unis de 2020. Ce qui aurait dû être une normalité se transforme en un combat sans merci, et surtout en totale déconnexion avec la vérité et cette tradition américaine du fair-play des politiques. Depuis 4 ans, nous avons eu droit à des milliers de fausses informations, de mensonges d’état et de transformations de tout élément en posture. Le résultat est que, depuis le début du 21ème siècle, jamais nous n’avions été dans une période où la planète était autant en risque de conflit. En interne, dans les pays eux-mêmes, par les multiplications des perdants dans la seule volonté de reprendre la majorité par la peur, mais aussi en externe, entre ces pays, plus ou moins totalitaires, qui pourtant se disent démocratiques et qui ne cherchent qu’à accroître leur hégémonie régionale.

Au sens péjoratif, le populisme désigne l’instrumentalisation de l’opinion du peuple par des partis ou des personnalités politiques, qui s’en prétendent les porte-parole, alors qu’ils appartiennent, le plus souvent, aux classes sociales supérieures. Mais en démocratie, le peuple étant souverain par son vote ou son opinion, on ne peut à proprement parler de populisme, sauf quand il y a manipulation. C’est la manipulation du peuple, dont se rendent coupables les hommes politiques, qui relève du populisme. Le mot est en réalité un poncif, son utilisation pléthorique fonctionnerait comme une idéologie paresseuse, par laquelle les élites politiques et intellectuelles cherchent à éviter le défi qui leur est posé, pour construire une véritable réponse politique et un combat contre ces bonimenteurs. Le rapprochement fréquent de ce mot avec les termes extrême droite ou extrême gauche et/ou nationalisme serait peu précis et non dénué d’ambiguïté. Mettre en doute le caractère protestataire ou totalitaire que l’on applique à ces mouvements et que les grands médias opposent à des partis de gouvernement est depuis toujours une erreur, alors que, dans certains pays, ces mouvements se trouvent au pouvoir, et ce même dans la Communauté Européenne, alors que nous avons créé cette communauté pour éviter que reviennent des parties politiques extrémistes.

Mais voilà, aujourd’hui, après un certain nombre de pays, ce sont les États-Unis, première démocratie et surtout première puissance du monde, qui sont frappés par cette façon de faire de la politique : nier la vérité, transmettre des fausses informations, contester les résultats des élections, en affirmant que son challenger a triché, sans même apporter la moindre preuve, et tenter de lever une armée de sympathisants, si possible avec armes et munitions pour créer la peur dans le camp d’en face. C’est ce que nous avions pu remarquer dans des pays sans grande culture démocratique. Mais là, dans un pays que nous n’aurions jamais pu croire touché par ce type de problème, c’est là que nous trouvons le populisme, ou ce que moi je préfère appeler le totalitarisme. Car il s’agit bien d’une façon de ne plus jamais respecter le vote des habitants d’un pays. Donald Trump est de ces personnages, il ne respecte rien et surtout pas les Américains, ni d’ailleurs les alliés des Américains, comme s’il n’avait pas besoin des autres. Mais voilà, nous sommes dans un monde entremêlé, où, si vous ne discutez pas avec les autres pays, ils ne s’occupent plus de vous. Résultat, la Turquie a décidé de détruire nos alliés Kurdes dans le combat contre le terrorisme en Irak et en Syrie, le lendemain du retrait des USA dans la région. Mais ce n’est pas seulement sur des terres de guerre que ce type de personnage sévit. En Europe, nous avons un problème identique, avec Recep Tayyip Erdogan, le président turc, qui voudrait s’approprier une partie des réserves de gaz découvertes dans les eaux territoriales greques et chypriotes. Heureusement, pour l’instant, l’Europe n’a pas cédé, au contraire de la Russie, dans le haut Karabakh et je crois que là, Wladimir Poutine a commis une erreur. Il ne faut jamais céder aux totalitaires, car ensuite, ils pensent avoir toujours plus de capacités et le seul moyen d’en terminer est trop souvent une nouvelle guerre ; rappelez-vous un certain Hitler…

La suite de cette tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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