Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement. 1er Jour

Voilà, nous sommes le lundi 16 mars 2020, il est 12 heures et le début du confinement commence en France. Je tousse encore beaucoup, ah oui vous ne savez pas, alors je vais vous raconter une petite histoire.

Le vendredi 28 février, je dois me rendre au salon de l’agriculture, à 9 heures, pour une réunion/information/formation sur une journée, de Pôle Emploi. Il y a là des milliers de personnes qui comme moi attendent l’ouverture. Je dois avouer que le Covid-19 n’est pas vraiment une préoccupation, et je me rends compte e qu’il y a très peu de gens qui ont l’air d’être concernés par ce problème qui semble si lointain. Sur les files d’attente, tous se serrent comme des sardines, comme si perdre trente secondes serait incapacitant pour la visite ou la journée. L’impression de cohue est tout simplement habituel, mais en ce début d’information sur le Coronavirus, comment peuvent-ils ne pas comprendre que tous pourront rentrées dans le salon et qu’il est donc invraisemblable de se bousculer ainsi ! Je vais rentrer chez moi vers 18 heures.

Le dimanche soir,je vais commencer à avoir de la toux et ensuite dès le lundi je vais avoir de la fièvre, je vais rester à la maison couchée. Le mardi matin encore plus de fièvre et plus de toux, des maux de tête, j’appelle mon médecin, la secrétaire me signale qu’au vu des symptômes je dois appeler le 15, ce que je fais. De là un premier entretien, puis un passage vers un médecin régulateur, mais coupure de la ligne. Alors j’ai attendu pour ne pas sur occuper les lignes du 15. Après dix minutes je suis rappelé par le médecin régulateur. Après une nouvelle explication sur mes symptômes, il me donne comme conseil d’aller voir mon médecin traitant et d’aller chercher un masque a la pharmacie avec un numéro de contact du SAMU. Juste une information supplémentaire, il n’y a pas de test disponible pour les simples malades lambda, même si les symptômes sont exactement ceux de ce virus, que j’ai de la fièvre, supérieure à 38 et une toux très importantes, donc j’ai le droit de tomber sous la coupe du Covid19. Le soir même, j’apprends que des footballeurs et des artistes ont eu droit à des tests, qui sont souvent négatifs et qui en plus n’avaient pas l’ensemble des symptômes. Et oui nous sommes toujours comme dans Les Animaux malades de la peste, la deuxième fable de La Fontaine situé dans le deuxième recueil des Fables de 1678. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » et « Selon que vous serez puissant ou misérable…»

Le lendemain matin vers 7 heures 30, direction la consultation de mon médecin, et oui je le vois toujours très tôt le matin, souvent avant 8 heures, j’arrive sans rendez-vous, il n’y a pas beaucoup de monde et comme ça je ne risque pas de transmettre la maladie. Car oui à ce moment je suis persuadé que j’ai choppé ce virus, mais comme je ne bénéficierais pas de test nous ne le serons jamais. Il va diagnostiquer une bronchite faute de pouvoir chercher autre chose. Je vais rester à la maison pendant plusieurs jours sous antibiotique et paracétamol, à haute dose et à dormir. Le samedi, je vais mieux et comme nous avons des billets pour voir une pièce de théâtre, nous allons y aller, sachant que je vais mieux je ne pense pas finalement être atteint du virus. La pièce est Double jeu, avec Nathalie Marquay, la pièce était très agréable et très franchement je suis content d’y avoir assisté, même si ma fille a trouvé que nous avons été très imprudents.

Enfin voilà, nous sommes maintenant confinés et je respecte t vraiment cette demande gouvernementale, si ce n’est pour me protéger au moins pour protéger les autres.

La suite demain.

Philippe Sallanche 2020

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