Le Coronavirus ou la chronique d’un confinement, l’allocution du président.

Hier soir, le président Macron a fait une allocution sur la prochaine sortie de la population du confinement. Que penser du temps consacré à cette causerie et de son message principal, le déconfinement, le 11 mai, et réouverture de toutes les écoles, à l’exception des universités, et pour cause, ces dernières ont pratiquement terminé leurs années scolaires ?

Pour parler ou réagir, en règle générale, j’aime bien attendre 24 à 48 heures, afin d’étudier les tenants et aboutissants, les réactions des uns ou des autres, mais surtout les répercussions politiques ou syndicales, voire économiques ou organisationnelles.

Maintenant, que dire de cette allocution ? D’abord, pour moi, le constat est le même depuis le début de cette pandémie, c’est trop long. Qu’il parle, je trouve ça très bien voire indispensable, mais là encore 28 minutes, alors que l’ensemble aurait dû être fait en 15 minutes, c’est bien trop. Ensuite, le risque de ces longueurs est que des gens puissent zapper ou faire autre chose ; résultat, vous avez des réactions de personnes, le lendemain matin, déconnectées de la réalité et surtout qui ne correspondent pas vraiment aux paroles faites. Je vous demande donc, monsieur le Président, d’être plus concis et plus direct pour vos prochaines allocutions.

Maintenant, rentrons dans le détail. Pour commencer, le déconfinement, qui devrait être effectif le lundi 11 mai, mais pas pour tout le monde, notamment pas encore pour les cafés, restaurants ou hôtels ! Si je peux en partie comprendre cette décision, je reste dans l’expectative sur sa motivation. Ensuite, le 11 mai est pour moi tard. J’aurais aimé un début de sortie en fin du mois d’avril, par strates, par exemple des petits commerces, les plus fragiles dans notre économie, car sans réelle trésorerie et pour qui les aides ne seront jamais suffisantes ni réellement possibles, car trop petites et pratiquement invisibles. Ensuite, et dès que possible, les PME et PMI, après mises en place de protection des salariés, pendant la première semaine de mai, et seulement après les écoles. Mais ce n’est pas ce qui va se passer… Alors qui prépare donc les dossiers auprès du président pour attendre encore un mois sans rien faire avancer ? Les conseillers médicaux sont plutôt contents, mais eux ne font normalement pas de politique et surtout pas d’économie. Si demain notre pays prend deux ou trois ans à recouvrer son activité globale, à cause de cette pandémie, parce qu’il y aura eu trop de dépôts de bilan dans les TPE, qui sont les premières entreprises de proximité, comment ferons-nous en commun pour trouver les milliers d’emplois pour remplacer cette destruction ? Nous oublions trop souvent que ces petites ou très petites entreprises représentent plus de 3 millions de salariés et que, très souvent, il aurait suffi d’une seule embauche par entreprise pour mettre KO le chômage en France. Mais pour cela, il aurait fallu faire comprendre à notre establishment qu’une TPE ne peut être soumise aux mêmes obligations que les grandes entreprises. Le gouvernement va avoir du travail pour éviter ces faillites en cascade d’entreprises invisibles.

Enfin pour rire un peu, ou pas d’ailleurs.

Je vous avais raconté, en début de confinement, les dizaines de rats qui avaient repris les rues ainsi que le terrain vague à côté de chez moi, et que je regardais avec un certain amusement. Eh bien je n’en vois plus aucun depuis quelques jours. Où sont-ils passés ? La ville a-t-elle profité du confinement pour organiser une grande dératisation cachée, les rats de Paris sont-ils morts du coronavirus ? Ce qui reviendrait à dire que finalement les chauves-souris auraient eu raison des rats, amusant non ?!

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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