Le temps de « l’ancien temps », retrouvé.

En regardant tout de sa fenêtre, comme le fait aujourd’hui le gouvernement, une partie de notre capitale est défigurée. La vision limitée par les montants de la fenêtre tronque la vision à quarante-cinq degrés au lieu des cent quatre-vingts qu’ils auraient pu avoir. En restant, pour reprendre une réflexion d’un ancien premier ministre, droit dans leurs bottes, ils sont devenus sourds. Mais que faudra-t-il pour qu’ils réagissent et qu’ils discutent enfin. Je ne veux pas dire que tout est blanc ou noir, mais l’opportunisme des casseurs ne peut être mis dans le panier des manifestants. Le résultat du manque régalien est bien de la responsabilité du pouvoir. Nous ne pouvons rester le pays le plus fiscalisé du monde, avec des systèmes publics qui ne fonctionnent pas ou difficilement, où les taxes sont devenues insupportables aux plus faibles d’entre nous, où le niveau de vie a tellement baissé qu’il fait souffrir même la classe moyenne supérieure. Notre état a fait perdre la croyance en l’avenir à une partie de la population, et notamment dans les banlieues. Ensuite, nous avons de façon indéniable laissé des extrémistes s’installer sans jamais rappeler ce qui fait notre nation, sans jamais punir, en trouvant en permanence des excuses voir de la complaisance avec les pauvres petits casseurs si malheureux dans leurs quartiers défavorisés. Notre âme de Français a été touchée au plus profond, notamment sur un monument, où est inhumé un de ceux qui nous ont permis de vivre libres, saccagés. Là également, c’est le gouvernement qui en a la responsabilité, par une organisation déplorable. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’en obligeant des centaines ou milliers de personnes, à être bloqués sur une place sans distinction entre eux, ne pouvait qu’entretenir une révolte et de radicaliser de simple citoyen, venu là uniquement pour manifester.

Monsieur le président, c’est vous le responsable. Tous ceux qui sont en dessous de vous, au gouvernement, ne sont que des faire-valoir. Malheureusement ils ne sont pas aux niveaux, car pas à l’écoute. Vous ne ferez pas l’économie d’un véritable travail de fond sur la réalité des budgets, des taxes et des impôts de notre pays. Il est notamment temps de recréer l’espoir dans chaque personne de notre pays. Depuis des années, les dirigeants élus de notre pays, sauf à une exception peut-être, ont oublié la population et surtout sa capacité à vivre du fruit de son activité. Monsieur le Président, les seuls investissements qui vaillent sont ceux qui permettent de créer des emplois, chose oubliée depuis pratiquement quarante ans, en disant que le traitement du chômage en France était tellement exceptionnel qu’il cachait la réalité des souffrances du peuple, et qu’il faisait en même temps baissé le montant des salaires.
Depuis le Président Mitterrand et des erreurs funestes, celle de la retraite à soixante ans, puis des trente-cinq heures, avec une volonté de limiter les salaires et les retraites, a été reconduite de gouvernement en gouvernement, en oubliant le besoin des populations. Le plus petit des économistes vous expliquerait, à vous qui pourtant êtes si bien formé et qui avez suivi des études tellement qualifiantes, que si dès le départ une avancée n’est pas équilibrée en besoin et en moyen, cela est voué à l’échec. Notre pays n’avait pas de problème pour payer des retraites, pas de problème avec la sécurité sociale, avec les caisses chômage, etc. il n’y a qu’une seule façon de faire en sorte que nous ayons des budgets à l’équilibre, c’est la diminution du chômage. Encore faut-il que nos gouvernants décident d’arrêter les fausses informations, comme le nombre des chômeurs, le nombre qu’il faut prendre en compte aujourd’hui, c’est bien cinq millions, arrêtez de truquer les chiffres, et mettez-vous au travail réellement !
Enfin je crois primordial de remettre l’ensemble de nos budgets à plat pour redéfinir ce qui est ou pas important.

Philippe Sallanche
2018

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