La volonté de tourner la page.

En France comme dans le monde, dans ces temps quelques peu troublés, nous assistons à des attitudes de séparation ou de séparatifs entre les individus ou les peuples. Dans le domaine fiscal des personnes ou des entreprises, qui pourtant doivent leurs enrichissements à leurs pays, ne recherchent qu’une chose, partir pour payer moins d’impôts, nous pourrions nous offusquer, simplement, comme en France actuellement avec des groupes, insoumis, ultra-nationalistes ou patriotes, qui pense que d’envoyer des messages haineux est la meilleurs solution. Pour eux peut-être, ou alors pour vouloir prouver leurs attachements à notre pays, mais il en va de la même expression que ceux qui partent, l’intérêt personnel. Pour les impôts, c’est aux différents gouvernements de trouver les économies indispensables pour éviter le besoin spécieux de créer de nouvelles lignes d’imposition. En France, moins d’un français sur deux paie l’impôt sur le revenue, donc moins d’un français sur deux participe à la création de valeur pour le pays, à la réfection des routes, à la création de biens sportifs ou de crèches, mais tous veulent avoir des droits supplémentaires. Je crois, pour ma part, qu’il n’est pas possible d’appartenir à une communauté sans y participer. Vous ne pouvez être à la fois dedans et dehors, ne serait-ce que pour dix euros. Mais je ne suis pas non plus d’accord avec ceux qui partent, qui plus est, ceux qui ont fait leurs fortunes avec les habitants de notre pays, car partir pour des raisons d’imposition est tout simplement une preuve de lâcheté et de manque de reconnaissance. Oui nous pouvons croire qu’être riche en France n’est certainement pas le pays le plus simple pour ça, mais si vous avez réussi c’est un peu grâce à ce pays que vous voulez quitter, son éducation libéral mais très élitiste avec néanmoins aucune volonté de bloquer l’intelligence, fut-elle innée, c’est oublié un peu vite que les aides que nous donnons vous ont permis d’être où vous en êtes, même si vous êtes un héritier et que les droits sont très élevés vous avez reçu de notre beau pays, alors en partant vous vous détruisez un peu.

Je ne parle pas là des personnes, souvent jeunes, décidant d’émigrer dans d’autres contrées pour tenter leurs chances ailleurs. Souvent ils sont tristes ici de ne rien trouver, il ne s’agit donc pas du même processus intellectuel, mais d’une volonté de s’en sortir. Je ne crois pas que nos chanteurs, nos dirigeants voir nos politiques soient dans cet état d’esprit, mais je voudrais vous rappeler que nous appartenons à une première communauté, la France, avant d’appartenir au reste du monde des humains. Nous sommes dans un pays qui a plusieurs millénaires d’histoire, empilés les uns sur les autres et nous devons en être fier.

Cela m’amène à la deuxième partie de cette tribune, les régions réclamant leurs indépendances, dont l’exemple de la Catalogne s’étale dans la presse depuis plusieurs semaines. Comment comprendre que cette région, qui serait la plus riche d’Espagne cherche son indépendance, sur place ils disent qu’ils paient pour toute l’Espagne, et qu’ils s’agit de justice, mais qu’en est-il réellement ? Cette région est située à la frontière française, depuis très longtemps, si ce n’est toujours, elle est le lieu de passage avec les autres pays européens. Sa richesse est donc principalement dû à son emplacement. Les grandes industries du pays y sont présentent mais simplement pour des raisons de transport, de facilité pour se rendre ailleurs, car si nous regardons la réalité pour venir à Paris, à Londres ou à Berlin il est plus aisé de venir de Barcelone que de Madrid voir de Malaga ou Séville. Si vous êtes un industriel vous allez privilégier le transports ferroviaires, maritimes ou routiers et surtout le chemin le plus cours ou le plus rapide, toucher la frontière d’un autre pays donnant sur l’ensemble du marché d’un continent est plus simple, rapide et économique que de devoir effectuer mille ou deux mille kilomètres de plus. Le fait donc de dire que vous payez pour tout les autres est aussi absurde, que les traiter d’incapables ou de profiteurs, car ils n’ont tout simplement pas eu votre chance d’être nés au bon endroit. Si nous continuons dans l’absurde nous pourrions décider que les personnes victimes des ouragans sont finalement les responsables de ces catastrophes naturelles, ou que les pauvres de Calcutta, de Manille ou des intouchable indous, sont responsables de leurs malheurs, car nés au mauvais endroits. Alors pourquoi leur venir en aide, et demain Barcelone pourrait dire qu’après tout Gandesa ou Llieda, coûtent trop chère et seront donc sortis de la Catalogne. Ensuite, il se pourrait que les travailleurs sans emploi soient chassés de Catalogne, car trop coûteux et inactifs, dans l’absurdité nous pouvons aller très loin, mais cela serait oublier que nos pays européens, qui sont de vieilles nations, mais dans le bon sens du terme, des nations construites sur la promesse d’une entente et d’une sauvegarde de ses populations dans le respect des autres et dans l’accueil des plus malheureux. Si nous décidons de redécouper l’Europe en contrés, nous prenons le risque retourner en arrière de vingt siècles, où les Bretons faisait la guerre au Normand, où des importantes des guerres de religion et de villages, dans le sud-ouest, des comtés, de châteaux ou de paroisses, ensuite vient celle des guerres interrégionales des princes. Ce n’est qu’avec la fabrication des états que des pays ont réussis à vivre un peu de paix avant que tout recommence avec les guerres entre état. L’histoire est jonchée de ces disputes, alors aujourd’hui nous ne pouvons pas vraiment comprendre cette volonté de récréer des micro-état, car notre histoire tousserait à nouveau et comme toujours les pauvres seraient regroupés pour redevenir les bouc émissaires des prochaines batailles pour sans débarrasser. Alors, aujourd’hui je ne peux que dire aux Catalans et à tous ces séparatistes qu’ils ont tort et que seul un peuple uni est fort.

Philippe Sallanche  2017

 

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