La chronique des jours d’après – 12 – Le temps de la Terreur est de retour, suite ?

Depuis trop longtemps, les tribunaux mais aussi les politiques, notamment de gauche mais pas que, trouvent en permanence des excuses à des agressions de policiers, de pompiers, de chauffeurs de bus mais aussi de particuliers, sans que des réactions soient à la hauteur de ces offensives de pseudo-sauvages, pauvres, mal instruits, qui du fait de cette pauvreté trouvent normal, dans une société administrée et démocratique, de détruire, d’agresser ou de s’attaquer aux représentants de l’État. Trop longtemps, il n’y a eu que des excuses, des condamnations de principe qui, en plus, arrivent trop longtemps après les évènements, avec le regard de nantis, qui croient que la bienveillance est la seule façon de prendre en charge ces individus, à qui personne n’a appris la morale ou encore simplement à ne pas faire aux autres ce qu’ils n’accepteraient jamais pour eux-mêmes. Demain, si des pompiers ne peuvent agir pour éteindre un incendie et que leurs familles décèdent, alors, une fois de plus, cela sera la faute des institutions, alors que la réalité et la responsabilité leur incombera en totalité. Ils ne veulent plus des institutions de la République, bien sûr, pas tous, voire même peu d’entre eux, mais personne ne dit rien, par peur. Mais, là aussi, c’est eux-mêmes qu’ils punissent à long terme, car si rien n’est fait pour sortir les instigateurs de ces quartiers, alors demain il n’y aura plus de bus, il n’y aura plus d’entreprises, il n’y aura plus d’organisation démocratique.

D’abord, il y a eu des voitures brûlées, particulièrement dans les quartiers dits difficiles de Strasbourg, puis, en résonance, mais aussi en bataille d’égo, ce furent les autres villes de banlieue, des grandes métropoles, qui en ont été les victimes : eh bien là aussi, ce fut eux-mêmes, leurs familles, leurs voisins aussi pauvres voire plus que ces crâneurs crâmeurs. Ensuite, ce fut le tour des transports en commun, avec les agressions de chauffeurs, les incendies de bus : quels ont été les résultats aux problèmes, des habitants, avec la suppression ou les détours pour des dizaines de lignes ? Qui en ont été encore privés ? Ce sont toujours les habitants. Et pendant ce temps, que font la police et la justice ? Rien ou pas grand-chose. Comme les sanctions étaient très éloignées des faits, l’impression de cette jeunesse, c’est pas de risques. Alors, ils peuvent aller plus loin, car c’est bien connu des parents, un adolescent qui fait un écart et qui n’est pas puni cherchera alors un autre écart, jusqu’à ce qu’il soit arrêté en ayant atteint la limite. Mais les politiques n’ont jamais compris qu’il faut toujours arrêter un délinquant, même s’il est jeune, voire d’ailleurs encore plus s’il est jeune. Maintenant, c’est au tour de simples consommateurs qui, au détour d’une petite phrase, déclenchent la mort ou un contrôle routier qui tue pour un risque finalement limité.

Le vrai problème qui se pose maintenant, c’est comment réussir à revenir en arrière ou plutôt comment trouver la solution pour calmer ces quartiers ou ces gens, des incivilités permanentes gâchant les vies des habitants ? Et la solution est finalement relativement simple : revenir à la discussion, qui, même si elle était houleuse, restait au niveau des échanges de paroles, parce que la vie avait de la valeur.

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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