Le Coronavirus ou la chronique des jours d’après 2. Le coup de gueule du jour.

Ce cri de colère est contre les syndicalistes de tous poils qui pensent tous mieux connaître l’économie que les spécialistes eux-mêmes.

Depuis maintenant le début du confinement et même depuis l’arrivée du Covid19, nous entendons des histoires de syndicalistes allant en justice pour faire fermer ou empêcher de reprendre une activité à certaines entreprises, sachant bien entendu qu’il s’agit toujours de grandes entreprises. Par exemple, pour les sites d’Amazon, ils ont dû fermer, par décision de justice, pour risque de mauvaise préparation pour contrer la transmission du coronavirus. Dans la réalité, rien n’a empêché la société Amazon de distribuer ses marchandises en passant par ses autres sites européens. Mais pour les syndicalistes de la CGT dans les autres pays, on s’en fout ou plus exactement ce type de procès est impossible. Résultat, le chiffre d’affaires sera établi hors de France, plus grave, puisque   rien n’empêche cette société de livrer à partir de l’Espagne ou d’un autre pays limitrophe. Demain, ce sera la France qui n’aura plus d’installation ; il ne faut jamais oublier qu’aujourd’hui un salarié espagnol coûte moins cher qu’un Français, en salaire, mais aussi en charges sociales. Cherchez l’erreur des syndicalistes, et principalement celle de la CGT.

Pour Renault, c’est encore pire : pour ce syndicat d’obédience communiste, ce qui compte toujours, c’est la lutte. Les ouvriers ou les employés n’ont pas d’importance, car seul le combat contre le grand capital a une valeur. Alors, on joue sur des détails, comme aller devant la justice pour faire fermer une usine, alors que ce constructeur est en plein marasme. Il y a néanmoins un détail : à cause de la décision du tribunal, le constructeur a dû renvoyer ses salariés en chômage partiel. Là, pas de désinformation ni d’attaque contre le syndicat CGT de la part de cette entreprise. Il s’agissait juste d’une volonté de simplification pour des raisons d’efficacité. Ce qui ne fut pas le cas ni la demande des autres syndicats. Nous apprenons aujourd’hui, selon la presse, que le constructeur français va peut-être devoir fermer des usines en France.

La France est un pays qui, petit à petit, est devenu tellement administratif, qu’il en a perdu toute agilité, et qu’il risque d’en mourir à petit feu. Le pire, c’est que cette attitude a donné des possibilités aux syndicalistes de faire n’importe quoi, comme des grèves surprises, jusqu’à tuer des sociétés, même si cela n’est pas vraiment autorisé. Jamais un gouvernement ne prendra le risque de déposer des plaintes contre les cinq confédérations qui sont reconnues comme « représentatives de droit ». En vertu des règles légales et réglementaires, seuls ces syndicats pouvaient signer des accords à l’échelle nationale ou interprofessionnelle et, d’autre part, au sein d’une entreprise. Tout syndicat professionnel affilié à l’une de ces organisations représentatives au niveau national est considéré comme représentatif dans la structure de fait. Le résultat de ces dispositions législatives effectuées uniquement pour avoir une paix sociale, rend aujourd’hui pratiquement impossible à une entreprise qui dépasse 10 salariés de pouvoir prendre des dispositions spécifiques, et si cette société grossit trop, elle va perdre une grande partie de son agilité et de sa capacité à innover. Alors, ne nous trompons pas : les dispositions de type ubérisation du travail sont pour moi une absurdité, mais la responsabilité de ces nouvelles manières d’organiser une entreprise est à imputer principalement aux syndicats. Ce qu’il ne faut jamais oublier, c’est que le coût du travail en France est l’un des plus élevés du monde, mais que les pays équivalents en coût sont bien plus libres en heures et surtout avec bien moins de blocages administratifs. Alors, il est important, à partir d’aujourd’hui, de réfléchir à l’avenir de notre pays, avant un risque de déclassement difficilement réversible.

La suite dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2020

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