La grève et le début du recul du gouvernement.

Voilà, depuis la nuit des temps, où plus exactement depuis les premières grèves, après la constitution de la SNCF, le blocage des moyens de transport dans notre pays contraint les gouvernements à chaque fois au recul de ses décisions. Tout le monde attendait de voir comment le président Macron allait agir, et bien il a déjà commencé à reculer en décidant de revoir les possibilités de concurrence, qui fait pourtant partie des obligations européennes, et qui a déjà bénéficié à la SNCF en s’installant dans d’autres pays. Aujourd’hui, la CGT croit qu’elle a déjà en partie gagné. Le recul sur les ordonnances pour toute une partie des futures lois, une possibilité d’obligation à la future concurrence d’avoir les mêmes obligations que la SNCF sur leurs employés, de ce fait, pas de vraie concurrence et surtout peu de risque de voir d’autres entreprises du rail venir sur les voies françaises, car si les intervenants doivent mettre au même tarif leurs salariés peu de chance de devenir rentable. Voilà comment la CGT pense détruire toutes possibilités de compétition dans notre pays. Il semblerait que la bataille de l’opinion commence à tourner en faveur des grévistes ou du gouvernement, à voir dans les semaines à venir après des jours de grèves. J’avoue ne pas vraiment comprendre, comment des personnes qui sont si promptes à râler contre un maire pour du stationnement payant et si peu capable de ne pas comprendre qu’à chaque fois les grévistes compte sur cette compréhension du public pour demander toujours plus, qui sera finalement payé par ce public, soit directement sur le prix de son billet, qui devient petit à petit le plus cher d’Europe, soit indirectement sur ses impôts.

Notre pays a détruit, depuis des années, une grande partie de son industrie, avec ce type de fausse vérité, de croyance stupide, qui consiste à penser que nous sommes seul au monde, demain d’autres trains rouleront en France, en prenant des salariés exclusivement de leurs pays et payé en tant que tel. Ils décideront de mettre des billets à prix cassé, comme cela c’est passé avec les avions, mettant en grande difficulté notre compagnie aérienne, mais là aussi la leçon n’a pas été comprise, et les grèves reprennent. Je crains que demain Air France disparaisse au profit d’un rachat, à force de réclamation toujours plus extravagante par un petite partie des salariés, car ne soyons pas dupe, les pilotes seront les bénéficiaires de cette grève, pas les salariés les plus faibles ou les moins bien payés.

Il y a vingt ans notre pays avait des entreprises dans le top dix de l’industrie lourde, par exemple Péchiney, Alstom, dans le premier cas, le leader mondial de l’aluminium a disparue corps et âme dans les batailles mondiales, car jamais nous n’avons su nous adapter à cette guerre économique. Nos syndicalistes ayant préféré voir disparaître les entreprises plutôt que d’accepter des adaptations à notre modèle. Pour le second, nous sommes dans la situation du premier dans les premiers rachats, aujourd’hui c’est l’Allemand Siemens qui va prendre le lead, et demain si jamais la production et les marges ne sont pas au rendez-vous, alors il y aura transfert d’activité vers des pays ayant moins de contraintes, nous risquons de voir ce champion français, là aussi disparaisse et même les accords européens ne changeront rien. Je rappelle que nous avons actuellement en France 5 millions de chômeurs, qui sont en recherche d’emploi (et 1 million en formation) allons nous encore créer plus de chômeurs ?

Je suis contre les grèves dans les entreprises d’État, par des fonctionnaires, car nous sommes, dans le reste du pays, en risque permanent de voir nos champions disparaître du paysage industriel ou du service. Je voudrais vous rappeler que dans le bâtiment, aujourd’hui, nous avons pratiquement 50 % d’ouvriers arrivant des autres pays européens, comme travailleurs détachés, voilà ce qui attend le train de demain si ces grèves continues, si enfin la CGT et les autres syndicats ne comprennent pas que notre monde est maintenant globalisé. Mais, bien sûr il ne faut pas se tromper, même dans le privé, il y a des problèmes. Par exemple chez Carrefour, cette société a été très longtemps le deuxième distributeur mondial, derrière Walmart. Elle est 7ème maintenant, à quand le risque de voir racheté cette entreprise et des négociations faite ailleurs, avec des fournisseurs étrangers. Que restera-t-il de notre pays si nous n’y prenons pas garde, mais là les syndicalistes n’en n’ont rien à faire.

Alors je le dis au grand public, ne vous trompez pas de bataille, vous ne pouvez être solidaire de personnes qui ne seront jamais solidaire avec vous.

Philippe Sallanche 2018

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