C dans l’air et le mépris de classe.

Tribune,

Le 26 février 2024, nous avons eu droit, une fois de plus, à des paroles d’une extrême vulgarité, envers une population désignée comme étant en dessous de ce qu’il faudrait. Et ce, en faisant le portrait ou, pour être plus exact, la photo de l’agriculteur de demain. Éric Fottorino a tout simplement expliqué qu’à contrario de celui d’aujourd’hui ou d’hier, l’agriculteur de demain, sera savant, il connaitra l’agronomie, l’économie, les administrations, les sols, les marchés !

Je suis complètement ébahi de ce type de discours, qui émane d’un intellectuel, connaissant et maniant très bien le verbe et donc, qui ne peut ignorer leurs pouvoirs et leurs forces. En décrivant ainsi l’agriculteur de demain, il estime que celui d’hier ou d’aujourd’hui est un obscur primaire qui ne connait rien. Comment est-il possible que ces mots n’aient pas été simplement relevés ou même précisés par Caroline Roux, que pourtant j’apprécie, parce qu’ils ont été donnés par un intellectuel ?

Je sais que je ne suis qu’un obscur photographe et écrivain des bas-fonds parisiens, que je n’ai vendu que quelques dizaines d’ouvrages, mais je suis, je reste et serai toujours un combattant et je n’accepterai jamais ce type de discours hautain et particulièrement détestable, cette intelligentsia de la cour parisienne, toujours prompte à dénoncer les abus des autres, sans jamais regarder ce qu’elle est capable de passer comme message, sous des airs de ne jamais y toucher. Aujourd’hui, je réclame un droit de réponse à C dans l’air, pour moi ou pour un représentant d’agriculteur, pour que ces paroles, totalement inadmissibles, soient lavées au nom de ceux qui travaillent la terre de France qui nourrit ses enfants.

La prochaine tribune dans les prochains jours.

Philippe Sallanche 2024

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